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Escalade au Moyen-Orient : Pezeshkian affirme que l’Iran est en « guerre totale » contre les Etats-Unis.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé hier que son pays était engagé dans une « guerre totale » contre les États-Unis, soulignant l’importance de préserver la stabilité économique en période de conflit.

« La guerre d’aujourd’hui n’est pas seulement une guerre de missiles. L’ennemi a compris qu’il ne pouvait pas contraindre la nation iranienne à capituler par des frappes militaires », a déclaré Massoud Pezeshkian lors d’une réunion du Haut Conseil du pouvoir judiciaire à Téhéran, selon un communiqué diffusé sur le site Internet de son cabinet.

« La réalité est qu’aujourd’hui, la République islamique d’Iran fait face à une guerre totale » orchestrée par les États-Unis, a précisé le président Pezeshkian, ajoutant que les Iraniens devaient « accepter les conséquences naturelles de cette résistance », selon des propos rapportés par le site de la présidence.

Il a indiqué que « l’ennemi » menait une « guerre hybride » contre l’Iran, décrivant l’économie et les moyens de subsistance de la population comme les principaux champs de confrontation avec « l’ennemi », tout en insistant sur la nécessité de maintenir la stabilité économique et de protéger les biens sociaux comme deux priorités du « système de gouvernance en temps de guerre ».

Pezeshkian a également affirmé que son gouvernement avait « pleinement protégé » les droits et intérêts nationaux de l’Iran lors des négociations avec les États-Unis, y compris dans le protocole d’accord signé le 18 juin.

Les États-Unis ont mené plusieurs frappes contre les provinces du sud de l’Iran au cours de la semaine dernière, affirmant qu’elles visaient à « réduire la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale ».

Depuis une semaine, le spectre des bombardements américains s’étend bien au-delà des régions du sud de l’Iran, touchant également le centre et le nord-ouest du pays, selon des responsables locaux. L’Iran a réagi par des vagues d’attaques de missiles et de drones visant des bases et des installations militaires américaines dans les pays voisins, dont le Koweït, Bahreïn et la Jordanie.

Cette escalade intervient alors que les deux parties étaient censées, conformément à leur protocole d’accord, engager des négociations dans un délai de 60 jours pour parvenir à un accord définitif.