
Washington investit 5,7 millions $ dans l’étude de faisabilité du mégaprojet ORNX.
Le consortium international ORNX a franchi une nouvelle étape dans son projet d’ammoniac vert à Laâyoune. L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) financera une étude de faisabilité à hauteur de 5,7 millions de dollars. Un accord a récemment été signé à cet effet.
Ce soutien américain concerne un projet évalué à 4,5 milliards de dollars. Dans sa première phase, il prévoit la production d’environ 560 000 tonnes d’ammoniac vert par an à partir d’hydrogène renouvelable. Les installations comprendront plus de 2 GW de capacités éoliennes et solaires, près de 900 MW d’électrolyseurs, des systèmes de stockage par batteries ainsi qu’une unité de dessalement d’eau de mer.
Le consortium ORNX regroupe l’américain Ortus, l’espagnol Acciona et l’allemand Nordex. Début février, il avait signé avec le gouvernement marocain une convention de réservation foncière, ouvrant la voie aux études techniques et environnementales prévues dans le cadre de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert.
Cette annonce intervient quelques semaines après la signature d’un accord similaire entre TAQA Morocco et l’espagnol Moeve pour leur propre projet de production d’ammoniac vert et d’e-fuels dans la région de Dakhla. Là aussi, la réservation foncière marque le lancement de la phase d’études de faisabilité.
Au-delà de son intérêt industriel, l’engagement de l’USTDA a une portée géopolitique. Plusieurs observateurs y voient une nouvelle illustration de la politique américaine amorcée depuis la reconnaissance, en 2020, par l’administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Ce financement s’inscrit dans une dynamique plus large d’investissements internationaux dans les infrastructures énergétiques et logistiques de la région.
