
Laâyoune : l’ONEE projette d’étendre la station de dessalement
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a lancé une étude d’un montant de 1,3 million de dirhams pour préparer l’extension de la station de dessalement de Laâyoune. Cette étude, qui sera réalisée en neuf mois, a pour objectif de définir les caractéristiques d’une troisième unité destinée à renforcer l’approvisionnement en eau potable de Laâyoune, Foum El Oued, El Marsa et Tarouma.
Le renforcement de l’alimentation en eau potable dans la région de Laâyoune entre dans une nouvelle phase. L’ONEE a récemment lancé un marché pour l’étude de l’extension de la station de dessalement de la ville. Estimées à 1.297.200 dirhams, les prestations seront effectuées sur une période de neuf mois, avec une ouverture des plis prévue pour le 19 août 2026.
Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un projet visant à améliorer l’approvisionnement en eau potable de Laâyoune, Foum El Oued, El Marsa et du village de pêche de Tarouma. Actuellement, ces localités sont desservies par deux stations de dessalement d’eau de mer, chacune ayant une capacité de 300 litres par seconde, ce qui représente une capacité totale de 600 litres par seconde.
Le projet prévoit la construction d’une troisième unité de dessalement par osmose inverse, qui sera située à proximité des installations existantes. Dimensionnée pour une capacité indicative de 300 litres par seconde, soit environ 26.000 mètres cubes par jour, cette nouvelle unité portera la capacité totale de production à 900 litres par seconde. Elle sera alimentée par une prise directe d’eau de mer, qui est actuellement en cours de réalisation et qui approvisionnera à terme toutes les stations de dessalement de la zone.
Avant de finaliser les caractéristiques du projet, le bureau d’études devra établir un bilan entre les besoins de pointe en eau potable et les capacités de production existantes, afin de confirmer, en concertation avec l’ONEE, la capacité finale de la future station.
La première partie de la mission de l’étude sera consacrée à l’avant-projet détaillé de la station de dessalement. Elle inclura notamment la vérification des capacités des ouvrages existants, de la prise d’eau de mer et des équipements hydrauliques, afin de déterminer si les infrastructures actuelles peuvent soutenir la future extension ou si des adaptations seront nécessaires. L’étude devra également analyser les contraintes hydrauliques, définir les matériaux les plus adaptés aux conditions climatiques de la région et à la qualité des eaux, ainsi que préciser les besoins en alimentation électrique.
Le bureau d’études devra également déterminer l’emplacement des ouvrages principaux et annexes, les modalités de raccordement avec les stations existantes, identifier les équipements électriques nécessaires et proposer des mesures de protection contre l’ensablement. Les coûts futurs d’exploitation de l’extension, qu’il s’agisse de l’énergie, de la maintenance ou des besoins en personnel, devront également être évalués.
Le marché inclut également une étude détaillée des ouvrages d’adduction de l’eau traitée, portant sur les conduites, les stations de pompage et les réservoirs, en définissant leurs caractéristiques techniques, leurs dimensions, leur implantation ainsi que les matériaux à privilégier. Les raccordements aux installations existantes, le tracé et le dimensionnement des conduites feront également partie des prestations.
Un autre aspect de l’étude concerne la télégestion. Le futur système devra intégrer les nouvelles installations aux équipements déjà en service. Pour cela, le bureau d’études analysera le dispositif actuel et identifiera les adaptations nécessaires, qu’il s’agisse de postes satellites supplémentaires ou de prestations logicielles. L’objectif est de garantir une exploitation coordonnée entre la station de pompage d’eau de mer, les stations de dessalement, les réservoirs et les stations de pompage d’eau traitée.
Enfin, le marché comprend une évaluation environnementale, qui devra être conforme à la politique environnementale de l’ONEE et aux principes du développement durable. Cette évaluation prendra en compte les spécificités du site, notamment l’ensablement, la présence de vapeur saline dans l’air et les températures élevées, afin de proposer des mesures d’atténuation appropriées. Des dispositifs de protection contre l’érosion éolienne et la corrosion due au sel devront également être définis.
