
Volkswagen prévoit de réduire de moitié ses modèles d’ici 2030 : explications sur ce choix.
Volkswagen a récemment dévoilé une stratégie audacieuse qui pourrait entraîner la réduction de 50 % de son catalogue de véhicules au cours des prochaines années. Cette décision, bien que radicale, ne doit pas être interprétée comme un signe de désespoir, mais plutôt comme une démarche réfléchie visant à recentrer les investissements du groupe sur des modèles plus performants.
Le constructeur automobile fait face à une crise significative, comme l’a rapporté récemment Numerama, mentionnant la menace pesant sur quatre usines en Allemagne. Malgré plusieurs tentatives de relance, le succès a été mitigé. La nouvelle approche de Volkswagen, qui ne prévoit ni fermeture d’usines ni licenciements, s’inscrit dans un plan visant à optimiser les coûts tout en se concentrant sur les véhicules à fort potentiel de vente. Ainsi, des modèles tels que l’ID.5 et le Taigo, ainsi que la Porsche Taycan, pourraient être retirés du catalogue, bien que la marque n’ait pas encore confirmé les modèles concernés.
Le directeur financier du groupe, Arno Antlitz, a précisé que certaines gammes, comme celles d’Audi, pourraient voir disparaître des versions Sportback, tandis que Porsche envisagerait de réduire certaines variantes de la 911. En revanche, les ajustements chez Skoda devraient être moins marqués, la marque ayant une gamme moins étendue. Quant à Seat, son avenir reste encore flou. Actuellement, Volkswagen propose environ 150 modèles à l’échelle mondiale.
Dans un document stratégique intitulé « Future Picture 2030 », le groupe a exposé ses ambitions. Antlitz a souligné que Volkswagen est l’un des leaders en matière d’innovation dans l’industrie automobile, tout en étant le plus grand investisseur parmi ses concurrents. En 2025, le groupe a investi 34,4 milliards d’euros, dont 19,4 milliards en recherche et développement. L’objectif principal est désormais de réduire le coût de production par véhicule.
Pour atteindre cet objectif, Volkswagen prévoit de simplifier ses processus et de diminuer la complexité de ses opérations. Cela inclut la réduction du temps de développement des nouveaux modèles, s’inspirant des méthodes plus rapides mises en œuvre en Chine, où la conception d’un véhicule prend environ deux ans, contre plus de quatre ans en Europe. Les modèles les plus populaires bénéficieront d’un soutien financier accru.
Werner Tietz, responsable du développement, a également évoqué la nécessité de simplifier les plateformes et d’intégrer davantage d’intelligence artificielle pour accélérer l’innovation tout en réduisant les ressources nécessaires. L’ambition est d’améliorer les marges bénéficiaires, avec un objectif de 8 à 10 %, alors qu’elles n’étaient que de 3,8 % au premier semestre 2026.
