
Marie-Paule Belle, interprète de « La Parisienne », décède à 80 ans
L’artiste a succombé à Neuilly-sur-Seine, des suites d’une longue maladie. Elle avait évoqué publiquement, depuis plusieurs années, le cancer contre lequel elle luttait, notamment à travers un poème poignant publié en 2024, intitulé « KO ! ».
Un classique de la chanson française
C’est en 1976 que sa carrière prend un tournant décisif avec « La Parisienne », une chanson devenue un classique du répertoire français. Écrite en collaboration avec l’écrivaine Françoise Mallet-Joris, sa compagne pendant de nombreuses années, et le journaliste Michel Grisolia, elle dresse avec ironie le portrait d’une jeune provinciale en quête d’ascension sociale dans la capitale.
Le trio ne se doute alors pas qu’il vient d’écrire l’un des grands succès de la chanson française. Le titre connaît un succès immédiat : Marie-Paule Belle décroche un disque d’or en 1977 avant de monter, l’année suivante, pour la première fois sur la scène de l’Olympia.
L’origine de « La Parisienne » est pourtant inattendue. L’idée naît lors d’une fête de Noël organisée par Françoise Mallet-Joris, où chaque invité est invité à faire preuve de créativité. À la demande de cette dernière, Marie-Paule Belle improvise au piano un « mystère en alexandrins ». Inspirée par l’univers d’Offenbach, elle imagine alors cette héroïne ambitieuse, ponctuant son récit de répétitions devenues célèbres, comme le fameux « ça me gêne, ça me gêne ».
Une artiste à l’univers unique
Au fil de sa carrière, l’artiste est restée fidèle à un style très personnel, porté par sa voix et son piano. Entre 1969 et 2019, elle a publié 25 albums de créations et s’est imposée comme une figure à part de la chanson française, loin des modes mais toujours appréciée du public.
