Tunisie

Près de 300 médicaments révisés : les pharmaciens demandent plus de transparence.

Le Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées demande une révision des prix des médicaments fondée sur des critères objectifs et transparents. Cette demande fait suite à l’annonce d’une révision tarifaire touchant près de 300 médicaments par la Pharmacie centrale de Tunisie.

Le syndicat a insisté sur le fait que toute révision des prix doit s’appuyer sur des critères précis et clairement définis, prenant en considération le pouvoir d’achat des citoyens, la continuité de l’approvisionnement en médicaments et la viabilité économique des pharmacies.

Dans un communiqué diffusé ce samedi 25 juillet 2026, le syndicat a exprimé son désaccord face à toute augmentation des prix qui ne reposerait pas sur une méthode objective et transparente d’ajustement tarifaire.

Selon l’organisation professionnelle, cette révision devrait prendre en compte plusieurs éléments, notamment l’évolution des prix des matières premières, les variations des taux de change des devises étrangères, ainsi que l’ajustement des prix en fonction de la rémunération des pharmaciens.

L’objectif, souligne le syndicat, est de maintenir un équilibre entre trois impératifs : garantir l’accès des citoyens aux médicaments, préserver un niveau de prix en adéquation avec leur pouvoir d’achat et assurer la continuité d’activité des officines.

Cette prise de position fait suite à la publication récente d’un avis de la Pharmacie centrale de Tunisie sur sa page officielle Facebook, annonçant une révision des prix d’un certain nombre de médicaments, touchant près de 300 produits, selon le syndicat.

L’organisation affirme que les pharmaciens n’ont pas été préalablement informés de cette décision et précise qu’ils ne participent plus, depuis environ un an, aux travaux de la commission d’achat des médicaments ni à ceux de l’Observatoire du médicament, sauf dans des cas exceptionnels et sur invitation du ministre de la Santé ou de la directrice générale de l’Agence du médicament.

Malgré ces réserves, le syndicat rappelle que le pharmacien est légalement tenu d’appliquer les nouveaux prix officiels dès leur entrée en vigueur.

Les officines n’ont effectivement aucune marge de manœuvre concernant la fixation des prix des médicaments, ceux-ci étant déterminés par les autorités compétentes. Le rôle du pharmacien se limite à appliquer les tarifs établis conformément à la réglementation en vigueur.

À travers cette intervention, le Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées appelle à une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur afin que toute évolution des prix puisse concilier les contraintes économiques du système pharmaceutique avec les attentes des citoyens.