Algérie

Un agriculteur empoisonne l’eau des dromadaires à El Meniaa : réaction des autorités

Une forte émotion traverse les réseaux sociaux suite à des actes de violence dirigés contre le cheptel local à El Meniaa. L’indignation a été provoquée par la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle un individu verse une substance acide dans un point d’eau destiné à l’abreuvement des animaux.

D’après plusieurs acteurs locaux et éleveurs, cet acte aurait été commis par un agriculteur dont les dromadaires se seraient introduits sur sa parcelle, causant des dommages à une partie de ses cultures. Le bilan provisoire fait état de plusieurs bêtes mortes sur place, tandis que d’autres sont portées disparues.

Mobilisation administrative et judiciaire

Face à la gravité des événements, la Direction des services agricoles (DSA) d’El Meniaa a réagi rapidement. Après des investigations ayant permis d’identifier l’auteur des faits, les services compétents ont déposé une plainte officielle auprès de la justice pour engager des poursuites pénales.

La DSA a souhaité rassurer les éleveurs de la région en affirmant que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour protéger le cheptel et prévenir la répétition de tels actes.

De leur côté, un collectif d’associations et d’éleveurs de la wilaya a officiellement saisi le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et du Développement rural, ainsi que le wali d’El Meniaa et les autorités locales.

Dans leur requête datée du 25 juillet 2026, ils dénoncent un acte qualifié de « crime environnemental et humain » provoqué par l’utilisation massive de produits chimiques et de pesticides toxiques.

Au-delà de la perte directe d’animaux représentant leur unique source de revenus, les signataires mettent en garde contre les risques majeurs de contamination des sols, des pâturages et de la nappe phréatique.

Appel aux réparations et cadre légal

Les représentants des éleveurs exigent l’ouverture d’une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire, établir les responsabilités et obtenir la réparation intégrale des préjudices subis.

Sur les réseaux sociaux, l’affaire suscite un fort élan de solidarité. De nombreux citoyens et militants rappellent que les litiges liés aux dommages agricoles doivent impérativement être réglés par les voies légales et non par des actes de justice privée.

Sur le plan juridique, le code pénal algérien sanctionne sévèrement les maltraitances animales. L’empoisonnement volontaire de bétail ou d’animaux est passible de peines allant de un à cinq ans d’emprisonnement, sous réserve des conclusions de l’enquête judiciaire en cours.