
Washington : Trump critique un musée sur l’Histoire américaine qu’il juge « woke »
C’était clairement exprimé durant sa campagne présidentielle : Donald Trump s’engageait à lutter contre le « wokisme » et tout ce qui y est associé, n’hésitant pas à vouloir exercer un contrôle idéologique sur les institutions culturelles fédérales. Un exemple concret a eu lieu vendredi dernier : le 47e président des États-Unis a ordonné l’installation de panneaux devant le Musée national de l’Histoire américaine, à Washington. L’objectif : avertir les visiteurs qu’il contient, selon ses dires, de « mauvaises informations sur l’Histoire américaine ».
L’été dernier, Donald Trump avait déjà sollicité la justice pour enquêter sur des musées qu’il accuse d’être « woke », notamment en ce qui concerne l’histoire de l’esclavage. De plus, en mai 2025, il avait renvoyé la directrice de la National Portrait Gallery, un autre grand musée de la capitale américaine, en formulant des critiques similaires.
Les agents du gouvernement fédéral ont donc mis en place ces « panneaux temporaires » dans les allées extérieures menant au musée, afin de « prévenir les visiteurs que les expositions du musée doivent être rénovées ». Cette décision repose sur un rapport récent de la Maison-Blanche qui « démontre que les dirigeants du Smithsonian », la vénérable institution fédérale responsable de ce musée, « voient l’histoire américaine comme un outil de première importance pour diffuser des idées de justice sociale et d’une transformation radicale de notre société. »
Ce document de 162 pages, publié en mars, accuse le musée de ne pas mettre suffisamment en avant « le rôle central de la foi chrétienne » dans l’histoire américaine. « Les Américains blancs, les hommes et les chrétiens sont régulièrement dénigrés comme l’incarnation des structures oppressives », est-il également mentionné. Un député républicain a même récemment accusé le musée d’avoir « été infecté par l’idéologie woke ».
