
Formation professionnelle : Annonce d’un plan national de réforme
Le plan de développement 2026-2030 a prévu une stratégie claire pour réformer le système national de formation professionnelle en Tunisie. Aujourd’hui, des milliers de bacheliers s’inscrivent dans des centres de formation professionnelle au lieu des facultés d’enseignement supérieur classique.
En observant attentivement les évolutions économiques et technologiques qui se produisent sur la scène internationale à un rythme soutenu, la Tunisie a décidé de mettre en place une réforme essentielle de son système national de formation professionnelle. Le plan de développement 2026-2030 comporte une stratégie définie à cet égard, précisant les orientations à suivre.
Lorsqu’il est question de formation professionnelle, il est courant de penser que seules les personnes ayant abandonné leurs études sont concernées. Cette perception découle de l’histoire du système éducatif national, qui assimile souvent l’échec scolaire à un manque de réussite.
Cependant, cette vision a évolué ces dernières années. Aujourd’hui, un élève qui ne réussit pas au sein de l’école n’est pas perdu, car il existe des centres de formation professionnelle dans toutes les régions, y compris les zones reculées, prêts à accueillir ces jeunes et à leur fournir l’éducation nécessaire pour intégrer le marché de l’emploi. Grâce à l’expertise acquise dans une filière professionnelle, ces jeunes peuvent contribuer à faire de la Tunisie un vivier de spécialistes adaptés aux nouveaux métiers, tout en constituant une source de compétences très recherchées tant sur le marché national qu’international, notamment en Europe, dans les pays du Golfe et même aux États-Unis, où certains occupent des postes importants dans des entreprises multinationales.
De plus, la formation professionnelle attire désormais des milliers de bacheliers qui choisissent de quitter les filières universitaires traditionnelles pour s’investir dans la formation professionnelle, espérant ainsi une meilleure insertion sur le marché du travail.
Il convient de rappeler une initiative récente concernant la création d’un baccalauréat professionnel, qui n’a malheureusement pas abouti, en raison du manque de volonté des décideurs de s’adapter aux exigences contemporaines. Une partie de la classe politique semble déconnectée des réalités.
Aujourd’hui, des efforts patriotiques se déploient pour élaborer un plan national de réforme du système de formation, afin qu’il s’aligne sur les mutations économiques et technologiques actuelles. Dans cette optique, le plan de développement 2026-2030 souligne l’importance de considérer cette réforme comme une priorité absolue pour l’action gouvernementale.
Ainsi, le plan 2026-2030 dessine les grandes orientations pour la mise en œuvre d’une nouvelle formation professionnelle, mettant particulièrement en avant le rôle crucial du secteur privé. Les acteurs privés sont donc encouragés à s’engager activement dans le financement de ce plan, sans attendre des soutiens gouvernementaux, qui, par le passé, n’ont pas toujours été efficaces.
