
Job-shadowing à la HES-SO : s’inspirer d’une université européenne
Chaque année, l’Université de Brescia offre des opportunités de mobilité Erasmus+ destinées au personnel académique et administratif. Parmi les options, les candidat·es peuvent choisir de participer à une semaine dédiée au personnel ou de proposer une expérience d’observation en lien avec leurs fonctions. C’est dans ce cadre que Silvia a décidé de s’engager, afin d’approfondir ses connaissances sur la formation continue et les microcertifications. L’appartenance de la HES-SO et de l’Université de Brescia à l’alliance UNITA a renforcé la pertinence de cette démarche.
Le programme de la semaine a été riche et varié, intégrant des discussions au sein du Rectorat, des réunions et des visites dans diverses écoles de la HES-SO. Ce format a permis d’explorer la formation continue sous deux angles complémentaires : les services centraux et les écoles elles-mêmes. Les échanges ont également abordé des sujets tels que la collecte de données pour la prise de décision administrative et stratégique, ainsi que le rôle de l’UNITA Office et les méthodes appliquées en matière de microcertifications. Pour Silvia, le trajet entre Delémont et Lausanne a été l’occasion de mieux appréhender la structure unique de la HES-SO, avec son réseau d’écoles réparties sur sept cantons.
Parmi les pratiques observées, la structure modulaire de certains programmes de formation continue a particulièrement retenu son attention. Contrairement à un parcours rigide, ces approches modulaires permettent d’offrir des modules d’apprentissage spécifiques, adaptés à des besoins particuliers. Ces modules peuvent ensuite être combinés avec d’autres formations, contribuant ainsi à l’obtention d’une qualification supérieure au fil du temps. Bien que des défis managériaux et technologiques soient associés à ce modèle, Silvia perçoit un potentiel considérable, notamment dans les domaines où les professionnel·les recherchent des options flexibles pour développer des compétences tout au long de leur carrière.
La semaine a également permis de visiter des institutions telles que la Haute École Arc Santé, l’Institut et Haute École de la Santé La Source, ainsi que la Haute école de travail social et de la santé Lausanne – HETSL. À la Haute École Arc Santé, le centre de simulation médicale a suscité un intérêt particulier, étant donné que l’Université de Brescia propose également un cursus d’infirmier·ère. L’équipement impressionnant était accompagné d’une approche pédagogique innovante, offrant aux étudiant·es la possibilité de s’exercer et d’acquérir des compétences cliniques dans des environnements proches de la réalité professionnelle.
Bien que les systèmes d’enseignement supérieur en Suisse et en Italie soient ancrés dans des contextes juridiques et institutionnels distincts, les échanges ont révélé des problématiques communes. Observer comment une autre institution aborde ces enjeux peut inciter le personnel à remettre en question des pratiques établies. « De tels échanges offrent de nouvelles perspectives et des approches alternatives face à des défis communs, permettant aux participant·es de sortir de leur routine et de ramener des idées et des points de vue nouveaux dans leur propre travail. » Cette expérience a été bénéfique pour les deux parties. En partageant ses propres activités avec ses collègues de la HES-SO, Silvia a pu mettre en lumière les pratiques de l’Université de Brescia tout en les comparant à celles observées en Suisse, une opportunité précieuse pour le personnel administratif souvent peu exposé à de telles interactions.
Cette mobilité a également renforcé les liens au sein de l’alliance UNITA. Durant la semaine, Silvia a eu l’occasion de rencontrer des collègues avec qui elle collabore, transformant ainsi la nature de leurs relations. « Cette expérience a rendu les discussions que nous avons lors des réunions virtuelles beaucoup plus concrètes et significatives. » Pour Silvia, l’un des principaux atouts de cette mobilité réside dans la possibilité d’échanges au sein d’une alliance universitaire européenne, qui ne se limite pas aux acteurs des relations internationales. Le personnel administratif de divers domaines peut également participer, comparer les pratiques et établir des contacts avec des collègues confrontés à des problématiques similaires ailleurs en Europe. Ces interactions contribuent à rendre la coopération européenne plus tangible, en reliant les initiatives institutionnelles aux réalités professionnelles quotidiennes.
Son conseil pour ceux qui envisagent un job-shadowing est de commencer par un sujet qui les passionne réellement. Il est essentiel d’identifier une institution travaillant sur des thèmes similaires, de trouver les collègues concernés et de communiquer clairement ses attentes. Bien que le job-shadowing soit une expérience brève, les discussions, idées et relations professionnelles qui en découlent peuvent perdurer bien au-delà. Les équipes en charge des relations internationales et les bureaux de l’UNITA sont disponibles pour aider à établir des contacts et à préparer un projet de mobilité. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les opportunités de job-shadowing, il est possible de contacter l’UNITA office à l’adresse unita(at)hes-so.ch.
