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Crise migratoire à Ceuta : le Premier ministre espagnol dit que le Maroc n’est pas responsable, enquête en cours.

L’Espagne fait face à une crise migratoire sans précédent, mais les autorités espagnoles affirment que le Maroc ne joue aucun rôle dans l’afflux massif de migrants à Ceuta, survenu il y a un mois. Environ 70.000 personnes ont tenté de franchir la frontière entre le Maroc et cette enclave espagnole située en Afrique du Nord, que ce soit à pied ou en nageant. Bien que la majorité des migrants aient rapidement quitté Ceuta, environ 5.000 d’entre eux, dont 1.200 mineurs non accompagnés, demeurent encore sur place, tandis que les autorités locales estiment leur nombre à 10.000.

Le bilan tragique de cette traversée fait état d’au moins 91 décès, dont 80 en Espagne et 11 au Maroc. Cependant, des ONG marocaines avancent des chiffres alarmants, évoquant des dizaines de disparus et au moins 141 morts.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a déclaré lundi sur la radio Cadena Ser que l’enquête se poursuivait. Il a également souligné que des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux avaient déformé un arrêt de la Cour suprême du 8 juillet, alimentant ainsi la désinformation. Selon ces informations erronées, il aurait été impossible d’expulser les migrants ayant atteint Ceuta par la mer, une affirmation que Sánchez a catégoriquement démentie.

Il a ajouté que les rumeurs avaient été propagées par des réseaux sociaux, notamment liés à des pays comme la Russie et Israël, ainsi que par des groupes d’extrême droite, qui exploitent la question migratoire pour semer le trouble en Europe.

En outre, le chef du gouvernement espagnol a rejeté toute implication des autorités marocaines dans cette crise, affirmant que les services de renseignement avec lesquels l’Espagne collabore n’ont trouvé aucune preuve de leur participation.