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Tour de France 2026 : L’IA ne modifie pas les stratégies de course

L’intelligence artificielle s’invite dans les coulisses du Tour de France 2026 pour aider les équipes à élaborer leurs stratégies de course en analysant des données variées. Jeroen Swart, directeur de la performance de la formation UAE Team Emirates XRG, déclare que l’intelligence artificielle est une « révolution » qui « change tout » dans le monde du cyclisme.


Cette édition 2026 du Tour de France représente-t-elle un changement dans la manière de concevoir la course cycliste ? L’intelligence artificielle entre désormais en jeu dans les coulisses de cet événement sportif pour aider les équipes à développer leurs stratégies de course.

Le cyclisme contemporain génère une énorme quantité de données. Fréquence cardiaque, sommeil, puissance produite sur le vélo, température corporelle, météo, ou encore performances des adversaires : les équipes disposent d’autant d’informations qu’il leur serait difficile de les analyser en temps réel.

Transformer les données en informations utiles grâce à l’IA

À toutes ces mesures s’ajoutent également les observations des entraîneurs, les ressentis des coureurs et les indications fournies par les équipes médicales. Face à cette surabondance de données, l’intelligence artificielle fait toute sa pertinence.

Les modèles d’IA ont la capacité de croiser et d’analyser très rapidement une multitude d’informations provenant de différentes sources. Toutes les données sont intégrées sur une même plateforme qui permet de dresser un tableau particulièrement précis de l’état de chaque coureur.

Une « révolution » pour les équipes sportives

L’analyse de ce tableau peut alors faire ressortir des tendances ou des signaux difficiles à détecter à l’œil nu. Pendant le Tour de France, l’IA offre aux équipes une vision plus claire de l’état de leurs coureurs afin de les aider à formuler des décisions stratégiques.

Pour Jeroen Swart, directeur de la performance de la formation UAE Team Emirates XRG, l’intelligence artificielle constitue même une « révolution » qui « change tout » dans le domaine du cyclisme.

Le gain de temps est considérable pour un événement sportif d’une telle envergure. Comme l’explique Jeroen Swart, établir manuellement un rapport détaillé pour un seul athlète pourrait nécessiter plusieurs jours de travail approfondi.

Un outil précieux, mais qui ne remplace pas les entraîneurs

Grâce à l’IA, son équipe est désormais capable de produire une quarantaine de ces rapports en seulement une heure. Ceux-ci sont ensuite utilisés pour adapter de manière plus précise les entraînements de chaque coureur afin d’améliorer leurs performances.

Il est évident que, aussi performante soit-elle, l’IA ne remplace pas les entraîneurs ni les directeurs sportifs. Elle doit avant tout être perçue comme un outil d’aide à la décision, capable de transformer une immense quantité de données en informations exploitables pour favoriser la progression des coureurs.