
Judo – Championnat d’Afrique Junior : Les jeunes face à des choix cruciaux
Aux derniers Championnats d’Afrique juniors qui se sont déroulés à Casablanca, l’équipe de Tunisie a remporté cinq médailles : une en or, trois en argent et une en bronze.
La Tunisie a terminé à la 4e place du classement final. Les médailles obtenues sont les suivantes : Or : Zeineb Taroudi dans la catégorie +78 kg. Argent : Adam Kouki dans la catégorie +100 kg, Narjess Haddaji dans la catégorie -48 kg et Amna Khalfaoui dans la catégorie -52 kg. Bronze : Adam Andaloussi dans la catégorie -100 kg. Ce résultat peut être interprété de deux manières.
D’une part, il peut être considéré comme insuffisant et indigne du judo tunisien, qui a longtemps été le porte-drapeau de cette discipline sur le continent. D’autre part, une lecture plus positive peut être faite, en considérant que ces médailles de bronze et d’argent représentent des podiums.
Ces jeunes athlètes n’ont pas réussi à décrocher de l’or, mais ils figurent néanmoins parmi les meilleurs. Cela dit, il est essentiel qu’ils s’engagent pleinement dans leur entraînement et qu’ils fournissent des efforts considérables pour se faire une place parmi les combattants crédibles sur lesquels on peut compter.
En effet, étant juniors, ils auront rapidement l’opportunité de se positionner pour des résultats plus significatifs lors de compétitions régionales et, par la suite, internationales.
L’exemple d’Anis Lounifi est particulièrement révélateur.
Anis Lounifi est le seul champion du monde de judo tunisien et africain de l’histoire. Né en 1978, il a remporté ce titre mondial en 2001 à Munich. À l’âge de 23 ans, il a pratiquement tout remporté (africain et méditerranéen) dans la catégorie des moins de 60 kg (poids super-légers). Il a également décroché une médaille de bronze aux championnats du monde en 2003 au Japon. Cela montre que c’est un moment crucial pour tous ces jeunes.
Le judo tunisien dispose de techniciens capables d’aider ceux qui acceptent de travailler dur (car le judo demande des efforts !) pour progresser. Ils n’ont qu’à se renseigner auprès de Lounifi, qui est entraîneur national, sur le nombre d’heures de travail qu’il a consacrées pour devenir le meilleur du monde dans sa catégorie. Ces jeunes, en plus des cadets qui possèdent également des talents prometteurs (ayant remporté un total de 10 médailles : 2 en or, 1 en argent et 7 en bronze), ont assurément du potentiel.
