Maroc

EN IMAGES. Impact du nouveau décret sur les prix des médicaments


Le nouveau décret relatif à la fixation des prix des médicaments, adopté le 22 juillet lors d’un Conseil de gouvernement, introduit plusieurs modifications visant à rendre les traitements plus accessibles tout en maintenant l’équilibre financier de l’Assurance maladie obligatoire. Cette réforme a pour objectif de diminuer le reste à charge des patients et de générer des économies pour les caisses d’assurance maladie. Voici les détails.

Par Kenza Khatla

Le 1 août 2026 à 11h24 | Modifié le 1 août 2026 à 11h25

Le décret prévoit une révision automatique des prix des médicaments tous les trois ans, ainsi que dans certains cas particuliers. Tous les médicaments commercialisés au Maroc seront révisés dans les douze mois suivant l’entrée en vigueur du décret. La marge d’importation sera réduite à 2,5% et un seuil de 300 DH sera introduit.

Le décret relatif à la fixation des prix des médicaments a été adopté le 22 juillet en Conseil de gouvernement. Médias24 a déjà exposé les principaux changements apportés par cette réforme dans plusieurs articles et lors d’un entretien avec le ministre de la Santé, Amine Tahraoui.

Nous présentons ici, sous forme de synthèse, les principales nouveautés introduites par la version finale du décret, que nous avons consultée.

Ce texte vise en priorité à réduire le prix des médicaments les plus onéreux afin d’alléger le reste à charge des patients et les dépenses de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), tout en préservant l’équilibre économique des pharmacies, de l’industrie pharmaceutique locale et de l’approvisionnement du marché.

Voici les principaux changements par rapport au décret de 2013 :

Le décret encadre également les conditions dans lesquelles le prix de vente au public (PPV) d’un médicament peut être révisé. Cette révision peut être demandée par l’établissement pharmaceutique industriel concerné, sous réserve des dispositions suivantes pour un médicament princeps :

Si le médicament princeps concerné n’a aucun médicament générique ni biosimilaire, le PPV résultant de la révision demandée ne peut être inférieur au PPV qui découlerait de la réduction applicable à son médicament générique ou à son biosimilaire.

Si le médicament princeps concerné a un ou plusieurs médicaments génériques ou biosimilaires, le PPV résultant de la révision demandée ne peut être inférieur au PPV du médicament générique ou du biosimilaire le moins cher commercialisé sur le marché.

La révision peut également être initiée par le ministère de la Santé lorsqu’une baisse supérieure à 10% du prix fabricant est constatée dans l’ensemble des pays de référence.

Le décret établit également un seuil à prendre en compte lors de la révision : aucune baisse de prix ne sera appliquée si elle est inférieure à 1 DH pour les médicaments vendus jusqu’à 15 DH, ou à 2 DH pour ceux dont le prix est compris entre 15 DH et 70 DH.

De plus, si le prix fabricant appliqué au Maroc est déjà inférieur au prix obtenu selon la nouvelle méthode de calcul, le prix en vigueur sera maintenu. Les prix des médicaments génériques et biosimilaires seront automatiquement révisés en fonction des nouveaux prix de leurs médicaments princeps.

Le décret prévoit qu’un arrêté du ministre de la Santé fixera, dans les douze mois suivant son entrée en vigueur, les nouveaux PPV des médicaments princeps, génériques et biosimilaires commercialisés à cette date. Ces nouveaux tarifs entreront en application dans un délai maximal de 60 jours suivant la publication de cet arrêté au Bulletin officiel.

En ce qui concerne les médicaments à fort impact budgétaire, voici les économies potentielles générées par leur baisse.

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