Maroc

Droit de garde et de tutelle : un cadre législatif injuste selon des experts


Des juristes et des défenseurs des droits de l’homme soulignent la nécessité de réformer le code de la famille au Maroc, afin de rétablir un équilibre entre les droits des pères et des mères après un divorce. Cette modification est jugée cruciale pour protéger l’intérêt supérieur de l’enfant, souvent négligé dans les conflits familiaux.

Au Maroc, une mère divorcée se trouve confrontée à des obstacles majeurs pour exercer des droits qui devraient lui être naturellement accordés. Par exemple, des démarches aussi simples que l’ouverture d’un compte bancaire au nom de son enfant, le changement d’école, ou la demande de documents tels qu’un visa ou un passeport, nécessitent l’accord du père. Cette situation soulève des questions sur l’égalité des droits parentaux et le bien-être des enfants.

La question de la garde est souvent attribuée au père, ce qui complique davantage la situation pour les mères. Les conséquences de cette inégalité peuvent être profondes, affectant non seulement les mères, mais aussi les enfants, qui se retrouvent au centre d’une lutte où leurs besoins sont parfois oubliés. Les experts appellent donc à une révision du cadre légal pour garantir que les droits des deux parents soient respectés, tout en plaçant l’enfant au cœur des décisions.