
Au fait du jour – Un double pressentiment à ne pas négliger
Un ancien dirigeant du football tunisien, croisé sous un soleil ardent, a partagé ses réflexions sur l’état actuel des clubs et l’arbitrage, révélant des inquiétudes et des espoirs pour la saison à venir.
Il exprime un premier pressentiment optimiste concernant la préparation des clubs. Malgré des ressources financières limitées et des dettes à régler, ceux-ci semblent déterminés à renforcer leurs effectifs. « Il y a des noms prometteurs, d’autres moins, mais les clubs s’appliquent à recruter », explique-t-il. Toutefois, il souligne une curiosité : les nouveaux responsables semblent privilégier le recrutement de joueurs expérimentés, sans se soucier des talents potentiels issus des équipes de jeunes. Les entraîneurs, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits, semblent peu enclins à exploiter ce vivier de jeunes talents.
En revanche, son second pressentiment est bien plus préoccupant et concerne l’arbitrage. À l’approche de la compétition, l’absence d’une direction claire pour l’arbitrage devient alarmante. « Plus le début de la saison se rapproche, plus le risque d’une désignation aléatoire d’arbitres augmente », avertit-il. Cette situation pourrait nuire au football tunisien, qui a besoin de stabilité pour se redresser.
Une autre question cruciale demeure : la VAR sera-t-elle prête pour le coup d’envoi ? Le doute plane sur sa disponibilité pour les premières rencontres, un outil controversé mais essentiel pour maintenir l’équité dans le jeu. « Personne n’en parle, alors que c’est fondamental », déplore-t-il, suggérant que des efforts pourraient être sabotés, risquant d’enfoncer davantage le football tunisien dans une crise persistante depuis la Coupe du monde.
Enfin, il évoque la nécessité d’un bon départ pour reconstruire la sélection nationale. Bien que de nombreux joueurs évoluent à l’étranger, il insiste sur le fait que le championnat national reste une source de talents de qualité. « Il y en a, et nous devons les identifier », conclut-il, avant de quitter les lieux, laissant entrevoir un avenir incertain mais plein d’espoir pour le football en Tunisie.
