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La Mercedes-AMG GT 53 : 809 km d’autonomie et recharge en 11 min.

Mercedes-AMG élargit sa gamme de véhicules électriques avec l’introduction de la GT 53, une berline quatre portes qui se positionne en dessous des modèles GT 55 et GT 63. Bien que moins puissante, cette nouvelle version met l’accent sur l’autonomie, atteignant jusqu’à 800 km, tout en intégrant la technologie de charge rapide présente dans ses homologues plus coûteux. Cependant, les passionnés de performances devront faire une croix sur le son emblématique du V8 ou du six-cylindres turbo.

La nomenclature de Mercedes-AMG peut prêter à confusion. Autrefois, les chiffres associés aux modèles (35, 45, 53, 55, 63…) indiquaient la cylindrée des moteurs thermiques, mais cette logique a évolué. Aujourd’hui, le modèle 63 est synonyme de performance ultime, même si certains modèles 73 n’ont pas laissé une empreinte marquante dans l’histoire de la marque.

La GT 53, qui abandonne un moteur par rapport à la GT 63, utilise deux moteurs électriques, un sur chaque essieu, pour développer une puissance totale de 544 ch et un couple de 800 Nm. Elle réalise le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes, avec une vitesse maximale électroniquement limitée à 230 km/h. Bien que ces performances soient respectables, elles semblent modestes face aux chiffres impressionnants de la GT 63, qui affiche 1169 ch et un temps de 2,1 secondes pour le même exercice. Entre ces deux modèles se trouve la GT 55, qui conserve trois moteurs mais avec une puissance réduite à 816 ch, affichée à 159 350 euros en France, contre 217 450 euros pour la GT 63.

La GT 53 devrait se rapprocher du prix d’entrée du Porsche Taycan à quatre roues motrices, qui tourne autour de 110 000 euros. En Allemagne, les précommandes débuteront le 13 août 2026, avec un prix de départ fixé à 115 430 euros, tandis que le tarif pour la France reste à confirmer.

Le moteur avant de la GT 53 ne fonctionne pas en permanence, agissant comme un appoint et se désaccouplant mécaniquement lorsque la puissance supplémentaire n’est pas requise. Cela permet à la voiture de fonctionner temporairement en propulsion, réduisant ainsi les pertes d’énergie. Le moteur arrière, quant à lui, utilise une transmission à deux rapports, optimisée pour offrir des accélérations efficaces en milieu urbain tout en maintenant une bonne performance sur autoroute.

L’un des principaux atouts de la GT 53 est son autonomie. Équipée de la même batterie de 106 kWh que ses homologues plus puissants, elle revendique jusqu’à 809 km d’autonomie selon le cycle WLTP, surpassant les 696 km de la GT 63. Cet écart significatif souligne que la quête de puissance dans les versions supérieures a un coût en termes d’autonomie.

En matière de recharge, la GT 53 ne fait aucun compromis. Elle intègre une architecture de 800 volts et peut atteindre une puissance de charge maximale de 600 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en seulement 11 minutes. Cette capacité de recharge rapide est un argument de poids pour la gamme GT électrique, surpassant la simple question de la puissance.

La simplification se retrouve également au niveau du châssis. La GT 53 est dotée d’une suspension pneumatique AMG Ride Control avec amortisseurs adaptatifs, tandis que la GT 63 bénéficie d’un système Active Ride Control plus avancé, incluant des amortisseurs à liaison hydraulique et une stabilisation active du roulis. De plus, la GT 53 ne dispose pas des roues arrière directrices ni de plusieurs modes de conduite orientés circuit, se limitant à une configuration plus classique avec six modes de conduite.

Enfin, un détail intéressant : Mercedes a même modifié la sonorité artificielle des deux modèles, la GT 63 émettant un son de V8 AMG, tandis que la GT 53 reproduit le son d’un six-cylindres turbo, emprunté à l’ancienne AMG E53, avec une simulation de rapports au volant.