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Guerre en Iran : 6.000 marins restent bloqués dans le détroit d’Ormuz.

L’Organisation maritime internationale (OMI) a évalué ce mercredi à environ 6.000 le nombre de marins toujours bloqués dans le Golfe. Selon Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’OMI, « ce processus a depuis été suspendu, la sécurité des navires et des marins ne pouvant plus être garantie ».


Le piège s’est refermé brusquement sur les équipages. L’Organisation maritime internationale (OMI), l’agence des Nations unies dédiée à la sécurité en mer, a estimé ce mercredi à environ 6.000 le nombre de marins encore bloqués dans le Golfe. Cette annonce est accompagnée d’une condamnation de la reprise des affrontements dans la région et dans le détroit d’Ormuz.

« Ces attaques ne font qu’exacerber la peur, l’incertitude et la détresse psychologique déjà ressenties par les quelque 6.000 gens de mer cantonnés à bord de navires incapables de quitter le golfe Persique en toute sécurité », a affirmé Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’OMI, dans un communiqué. Le responsable a appelé armateurs et États à ne pas exposer inutilement les marins en faisant passer leurs navires par ce point de passage hautement dangereux.

Ce cri d’alarme fait suite aux déclarations de Donald Trump mercredi, qui a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran était désormais « terminé ». Cette rupture survient après de violents échanges de frappes entre les deux parties, y compris des tirs directs sur des navires commerciaux.

Ce conflit, qui a commencé le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, a conduit Téhéran à bloquer ce verrou stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, alors que les États-Unis imposaient un blocus aux ports iraniens. La signature d’un protocole d’accord le 17 juin avait pourtant laissé espérer une issue à la crise : l’OMI avait alors lancé un vaste plan d’évacuation d’urgence pour secourir 11.000 marins à bord de 600 navires immobilisés.

Lors d’une réunion organisée cette semaine à Londres, l’OMI a présenté un bilan intérimaire de ce sauvetage, désormais interrompu : 136 navires transportant 2.900 marins ont pu être évacués avec succès grâce à deux corridors alternatifs longeant les côtes iraniennes et omanaises, la route principale étant minée.

Cependant, face au retour des bombardements, « ce processus a depuis été suspendu, la sécurité des navires et des marins ne pouvant plus être garantie », a déploré Arsenio Dominguez. Téhéran menace maintenant ouvertement les navires qui dévieraient de l’unique itinéraire autorisé le long de ses côtes et refuse catégoriquement un retour à la gratuité historique du passage, au grand dam de Washington.