
Hachette et d’autres éditeurs poursuivent Google pour violation des droits d’auteur
Des maisons d’édition, dont Hachette, ont poursuivi Google en justice mardi, l’accusant d’avoir utilisé sans autorisation des œuvres protégées par des droits d’auteur pour entraîner ses modèles d’IA. Les plaignants demandent au tribunal d’ordonner à Google de mettre fin à ces pratiques, ainsi que de leur verser des dommages et intérêts dont le montant n’est pas précisé.
« L’ampleur et la rapidité avec lesquelles Gemini [le modèle d’intelligence artificielle de Google] peut générer des livres et rivaliser avec les auteurs humains sont sans précédent », s’inquiètent des maisons d’édition.
Mardi, plusieurs d’entre elles, y compris Hachette, ont engagé des poursuites judiciaires contre Google, l’accusant d’avoir utilisé sans autorisation des œuvres protégées par des droits d’auteur pour entraîner ses modèles d’IA.
La plainte a été déposée à New York par Hachette Book Group, Cengage Learning, Elsevier, l’écrivain Scott Turow et sa société d’édition S.C.R.I.B.E.
Ils reprochent à Google d’avoir « secrètement copié des millions d’œuvres » confiées à sa bibliothèque numérique, Google Books, et à d’autres services pour des « usages limités », avant de les utiliser pour alimenter Gemini. Ils estiment également que les contenus créés par Gemini représentent une concurrence directe pour les auteurs des œuvres originales.
« Gemini adapte même ses réponses pour imiter les éléments stylistiques et les choix créatifs d’auteurs précis », soutiennent-ils.
Les plaignants demandent au tribunal d’ordonner à Google de mettre un terme à ces pratiques, ainsi que de leur verser des dommages et intérêts dont le montant reste indéterminé.
Cette action s’inscrit dans une série de poursuites pour violation de droits d’auteur contre des entreprises de l’IA.
Plusieurs éditeurs, tels que Hachette, Cengage, Elsevier et Scott Turow, avaient déjà intenté une action en justice contre Meta en mai devant un tribunal new-yorkais pour des raisons similaires.
