
Espagne : Licencié après un accident, il consulte ChatGPT… mais pas conseillé
Un salarié espagnol a récemment appris à ses dépens que les conseils fournis par une intelligence artificielle, comme ChatGPT, peuvent parfois être trompeurs, surtout en matière de droit. Victime d’un accident du travail survenu lorsqu’il a été heurté par un chariot élévateur, cet homme a sollicité l’aide du chatbot pour savoir s’il pouvait encore prétendre à une indemnisation après son licenciement. La réponse de l’IA a été sans appel : il ne pouvait pas, car il n’était plus employé de l’entreprise.
Cette affirmation erronée aurait pu lui coûter très cher. En effet, Víctor Arpa, avocat spécialisé en droit du travail, a précisé que cette information était « totalement fausse ». Le juriste a pris contact avec le salarié, qui avait presque perdu tout espoir de recevoir une compensation. Dans une publication sur Instagram, il a souligné que le licenciement ne modifie en rien les droits du salarié concernant l’accident. « Ce qui compte, c’est ce qui s’est passé le jour de l’accident, s’il y a eu un manque de mesures de sécurité, et quelles blessures et séquelles vous avez subies », a-t-il déclaré.
Dans ce cas précis, le licenciement n’a pas effacé l’accident ni les dommages qui en ont découlé. Le salarié a donc pu demander réparation à la fois aux responsables de l’accident et à la compagnie d’assurances. Le montant de l’indemnisation, qui peut varier en fonction de la gravité des blessures, a été fixé à 50.000 euros, en raison de défaillances dans les mesures de sécurité de l’entreprise.
Bien que Víctor Arpa reconnaisse l’utilité de ChatGPT pour obtenir une « première orientation », il insiste sur le fait qu’une réponse générique ne peut suffire dans des situations aussi délicates, où des milliers d’euros sont en jeu. Pour des questions juridiques, il est essentiel de consulter un professionnel afin d’obtenir des conseils adaptés et précis.
