France

Scandale du périscolaire à Paris : appel du parquet après la relaxe.

Le parquet de Paris a annoncé avoir fait appel de la relaxe prononcée à l’encontre d’un ancien animateur périscolaire pour des agressions sexuelles présumées sur des enfants de l’école maternelle Alphonse-Baudin. Le tribunal correctionnel a relaxé David G., 36 ans, pour des faits présumés commis entre septembre 2024 et avril 2025, en considérant qu’il n’y avait pas d’éléments matériels suffisamment constitués.


Le parquet de Paris a annoncé, mercredi, qu’il avait fait appel de la relaxe prononcée la veille en faveur d’un ancien animateur périscolaire, accusé d’agressions sexuelles présumées sur des enfants de l’école maternelle Alphonse-Baudin, située dans le XIe arrondissement de Paris. Le ministère public précise que cet appel concerne uniquement les faits pour lesquels une condamnation avait été demandée, soit trois des neuf enfants impliqués dans la procédure.

« Le parquet a fait appel de la décision de relaxe rendue sur les infractions pour lesquelles il avait requis la condamnation », a déclaré le ministère public. Au cours du procès, qui s’est tenu en mai, l’accusation avait dans un premier temps poursuivi le prévenu pour cinq mineurs avant de requérir sa condamnation pour trois d’entre eux. Quatre autres familles avaient également engagé des poursuites par citation directe.

Mardi, le tribunal correctionnel a décidé de relaxer David G., 36 ans, poursuivi pour des faits présumés commis entre septembre 2024 et avril 2025, considérant que cette décision était nécessaire « faute d’éléments matériels suffisamment constitués », « au bénéfice d’un doute très sérieux ». Il s’agit de la deuxième relaxe prononcée en quelques semaines dans une affaire similaire impliquant un animateur périscolaire parisien.

Dans son communiqué, le tribunal explique avoir « constaté des variations dans les déclarations des enfants entre les éléments rapportés par les parents et les auditions faites par les enquêteurs ». Il ajoute que « l’examen psychologique des enfants indiquait que les déclarations initiales avaient pu être orientées par les questions de leurs parents ». Au cours de l’audience, le prévenu avait nié les accusations, déclarant qu’« il faut être psychopathe pour faire ça ».

D’autre part, l’ancien animateur a été reconnu coupable de harcèlement sexuel envers deux collègues. Il a été condamné à huit mois de prison avec un sursis de 24 mois, avec une obligation de soins et d’indemnisation des victimes. La décision de relaxe a provoqué de vives réactions auprès des familles présentes lors de l’audience. « Marine Le Pen a eu un an de bracelet électronique et nous rien, alors qu’on viole des enfants », a déclaré Barka Zerouali, porte-parole du collectif #MeTooEcole, mis en place à la suite de cette affaire. Le collectif a annoncé qu’une conférence de presse se tiendrait jeudi à 08h30 devant l’école Alphonse-Baudin.