France

Marseille : Quatre hommes dans l’examen un an après un tir mortel.

Dans la nuit du 8 juillet 2025, un commando a tiré à travers la porte d’un appartement dans le 5e arrondissement de Marseille, atteignant mortellement une femme de 46 ans. Près d’un an plus tard, le parquet de Marseille a annoncé la mise en examen de quatre hommes pour « assassinat en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée ».


Les faits se sont déroulés dans la nuit du 8 juillet 2025. Vers 1 heure du matin, un commando sonne à la porte d’un appartement situé dans le 5e arrondissement de Marseille, un quartier résidentiel de la cité phocéenne. Les individus profèrent des insultes puis tirent une fois à travers la porte d’entrée. À l’intérieur, une femme d’une quarantaine d’années est touchée par une balle de calibre 11,43 en plein thorax. La victime s’effondre et meurt sur place.

Près d’un an plus tard, le parquet de Marseille a annoncé la mise en examen de quatre hommes, âgés d’une vingtaine d’années, pour « assassinat en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée », selon un communiqué transmis lundi à la rédaction de 20 Minutes.

Une erreur de cible

Suite aux faits, une enquête a été ouverte, suivie d’une information judiciaire en septembre. Les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) ont rapidement déterminé que la victime, âgée de 46 ans et inconnue des services de police, était une « erreur de cible », selon le communiqué du parquet de Marseille.

Les investigations se sont intensifiées neuf mois plus tard, le 2 juin dernier. Onze personnes ont été interpellées lors d’une opération mobilisant 66 enquêteurs spécialisés, 27 policiers du RAID et une équipe cynophile. Trois jours plus tard, à l’issue des gardes à vue, quatre suspects ont été présentés à un magistrat puis mis en examen. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire et tous contestent les faits qui leur sont reprochés.