France

Découper Assia en morceaux : l’accusé s’effondre en révélant l’horreur.

Lakhdar Matoug, accusé d’avoir tué sa femme Assia Matoug, a reconnu être à l’origine de sa mort mais nie avoir eu l’intention de la tuer. Les parties civiles et l’avocate générale qualifient cet acte de féminicide, soulignant que la victime portait des ecchymoses sur diverses parties du corps lors de la découverte de son cadavre.


À la cour d’assises de Paris, Lakhdar Matoug est accusé d’avoir tué sa femme, Assia Matoug, une mère de trois enfants âgés de 8, 13 et 16 ans au moment des faits, survenus le 30 janvier 2023. Selon sa défense, il a agi en maintenant une clé de bras sur le cou de sa femme et en pesant de tout son poids sur elle dans le but de la faire taire.

Matoug est accusé du meurtre, du démembrement et de l’abandon de morceaux du corps de sa femme dans le parc des Buttes-Chaumont ainsi que dans une friche industrielle à Bobigny. Bien qu’il reconnaisse avoir causé sa mort, il nie avoir eu l’intention de la tuer.

Pour les parties civiles et l’avocate générale, cet acte ne peut être considéré comme un malheureux accident ou une simple dispute, mais bien comme un féminicide, un mari ayant empêché sa femme de quitter le domicile après plusieurs mois de tensions au sein du couple. Lors de la découverte des restes d’Assia, les jardiniers ont constaté qu’elle portait des vêtements et avait une enveloppe d’argent dans son sac, suggérant qu’elle était prête à le quitter. Lakhdar Matoug explique avoir habillé son épouse après sa mort, de peur qu’elle n’ait froid, et soutient n’avoir jamais levé la main sur elle durant leur relation.

Les enquêteurs notent la présence d’ecchymoses sur différentes parties du corps de la victime, ce que l’accusé conteste en affirmant qu’il ne l’a pas violentée.

Lakhdar Matoug décrit des événements où il a tenté de maintenir une apparence de normalité pour ses enfants, tout en cachant le corps de sa femme dans une pièce fermée. Il admet avoir été sous l’influence de l’alcool, ce qui a pu l’envoyer dans un état de dissociation. Après avoir compris l’ampleur de la situation, il a finalement décidé de scier les membres de son épouse en raison de sa peur de la décomposition du corps dans le foyer familier.

Lakhdar Matoug affirme que c’est la chose la plus terrible qu’il ait faite et admet avoir du mal à se souvenir des détails de l’acte. Lorsque le président du tribunal lui demande des précisions sur la scène du crime, l’accusé est submergé par l’émotion et ne parvient pas à répondre.

Finalement, il déclare qu’il n’a rien à cacher, affirmant avoir tout perdu et que la vie s’est arrêtée pour lui, même si, selon la procureure, pour Assia Matoug, la vie s’est bel et bien terminée. Lakhdar Matoug encourt la réclusion criminelle à perpétuité.