
Université : L’enseignement supérieur privé ne prouve pas son efficacité
L’Université arabe des sciences (UAS) a récemment célébré sa fin d’année avec une cérémonie de remise des diplômes qui a suscité joie et euphorie dans le Palais des congrès. Rami Farouk Qaddoumi, ambassadeur de Palestine en Tunisie, a souligné que « dans nos pays arabes, le taux de la recherche scientifique est encore assez faible par rapport à l’Occident ».
Dans les universités, les cérémonies de fin d’année sont de plus en plus populaires. Cet événement est particulièrement important, car il célèbre la graduation de nouvelles promotions. Ces moments de reconnaissance stimulent les esprits, renforcent le moral des étudiants et leur donnent davantage d’énergie et de confiance en eux. L’été est donc perçu comme une période de récole.
La presse — La valeur de cette récompense dépasse le matériel. L’Université arabe des sciences (UAS) a récemment célébré la fin de son année académique. La cérémonie de remise des diplômes a été une occasion de joie et d’euphorie, illuminant le Palais des congrès. L’amphithéâtre était décoré avec soin pour l’occasion.
Cette atmosphère festive a ravi non seulement les lauréats, mais également leurs parents, qui se sont dit fiers et satisfaits. Les enseignants, les étudiants, les encadrants et le personnel administratif ont également célébré les efforts fournis et les résultats obtenus. Dans ce moment de célébration, un simple « bravo » peut sembler insuffisant. Cet instant d’échange et de partage a été des plus précieux.
Il est vrai que le succès a son propre goût, mais aucune réussite n’est facile et aucun échec n’est définitif. Aujourd’hui, s’engager dans l’enseignement supérieur privé est souvent un choix personnel motivé par diverses raisons, liée à la réputation croissante de ces institutions auprès des nouveaux bacheliers.
L’enseignement supérieur privé a connu une belle évolution en plus de 30 ans, réussissant plusieurs défis. « Nous avons toujours misé sur la qualité de nos prestations pédagogiques, à même de faire sortir des promotions hautement qualifiées », a répété à plusieurs reprises Mourad Ben Turkia, fondateur de l’UAS.
Au départ, cette aventure n’était pas facile, mais pour lui, la recherche de la réussite n’a pas de limites. Au fil des années, son institution a su se forger sa propre identité, en ajoutant à son palmarès deux certificats ISO de qualité ainsi qu’une reconnaissance européenne pour ses formations d’ingénieurs.
De nombreuses universités publiques, comme Tunis El Manar, se distinguent également, maintenant souvent un bon classement à l’échelle mondiale. Cependant, il existe une forte tendance vers l’enseignement supérieur privé, en partie parce que l’université tunisienne n’adapte pas toujours ses formations aux besoins du marché de l’emploi. Une grande majorité des entreprises ne s’engagent pas suffisamment dans l’intégration professionnelle des jeunes diplômés, comme l’indiquent certains experts.
Présent lors de la cérémonie de remise de diplômes, Rami Farouk Qaddoumi, ambassadeur de Palestine en Tunisie, a souligné l’importance de la recherche scientifique pour l’innovation et le développement des nations. « Dans nos pays arabes, le taux de recherche scientifique est encore relativement faible par rapport à l’Occident ».
Il est donc essentiel que la Tunisie investisse dans le capital humain. Miser sur le savoir s’avère crucial. L’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur fait désormais partie d’un projet de réforme globale, intégré dans le plan national de développement 2026-2030.
