
Rentrée scolaire : écoles confrontées à l’incertitude de la réforme de l’enseignement
Cette année, une mission supplémentaire s’ajoute aux travaux d’entretien des établissements scolaires : élaborer les horaires dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes. Le personnel reprendra le travail dès le 17 août, plus tôt qu’à l’accoutumée, en raison de la pression exercée par l’incertitude sur la reprise.
Dans les établissements scolaires, les vacances d’été sont généralement consacrées à l’entretien et à la préparation de la rentrée. Cette année, une nouvelle mission s’ajoute : la création des emplois du temps dans un contexte rempli d’incertitudes. « On travaille un peu dans le vide. On n’a pas envie de travailler pour rien, donc on préfère attendre d’avoir des données plus stables plutôt que de devoir tout recommencer à la fin du mois d’août », a déclaré Gauthier Vanhove, professeur de français à l’Institut des Sœurs de Notre-Dame, à Anderlecht.
Pour les directions, la fin de l’année scolaire s’est déroulée dans le flou et la reprise de septembre ne s’annonce pas plus sereine. Pour anticiper les changements, le personnel reprendra le travail dès le 17 août, plus tôt que d’habitude. « C’est une pression supplémentaire », confie Arnaud Arys, directeur de l’établissement. « Ce qui est surtout difficile, c’est cette incertitude qui s’ajoute à un contexte déjà inconfortable. Nous aurions aimé terminer l’année avec des réponses rassurantes pour les familles et les enseignants. Aujourd’hui, tous les acteurs de l’école fonctionnent avec des points d’interrogation, et c’est lourd à porter. »
Les enseignants temporaires craignent particulièrement les répercussions des nouvelles règles. La réforme impose notamment deux heures de cours supplémentaires pour les enseignants du secondaire supérieur, une mesure qui pourrait diminuer le nombre d’heures disponibles pour certains collègues. « C’est très démotivant. Le moral est difficile à garder parce qu’il n’y a aucune certitude pour l’an prochain. Je ne sais pas si je vais devoir changer de métier, si je pourrai continuer à enseigner ou si je devrai me tourner vers une autre profession », a témoigné Gilles Bya, professeur d’histoire, de géographie et de sciences sociales.
Alors que les élèves profitent de leurs vacances, les équipes éducatives se préparent déjà pour une rentrée qui s’annonce particulièrement intense. Avec les nouvelles réformes, les horaires à finaliser et de nombreuses inconnues, la reprise de mi-août devrait se faire à un rythme accéléré.
