
France : la ministre de la Transition écologique démissionne après un vote controversé sur les pesticides
« Dans ma tête je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui, dans ma tête, je suis partie demain », a déclaré Monique Barbut en petit comité après le vote de la loi d’urgence agricole, qui inclut une réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’Union européenne mais interdits en France.
Le Parlement français a approuvé mardi le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, malgré une controverse sur l’autorisation de pesticides qui divise même ses propres membres et a conduit la ministre de la Transition écologique à présenter sa démission.
La ministre de la Transition écologique s’opposait à certaines mesures du texte concernant l’eau, et surtout à la réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’Union européenne mais prohibés en France.
Le texte prévoit que l’Agence de sécurité sanitaire puisse réintroduire, sous certaines conditions, l’acétamipride et le flupyradifurone pour quelques filières en difficulté.
Un an après la forte mobilisation citoyenne contre la loi Duplomb, qui avait prévu le retour de l’acétamipride, la résurgence de cette option suscite toujours la controverse. Des députés du camp gouvernemental ont proposé à l’exécutif de retirer cette mesure par amendement, ce que l’exécutif a refusé.
