Tebboune soutient l’équipe nationale : « Il ne faut pas qu’il y ait une cassure »
Lors de son entretien périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusé lundi soir sur les chaînes de télévision et de radio, le président Abdelmadjid Tebboune a prononcé un discours marquant sur l’avenir des Fennecs. Il a qualifié la sélection de « très belle équipe » dotée d’une véritable « pépinière » de joueurs et a lancé un appel clair : préserver la stabilité des Verts, à tout prix.
Tebboune a reconnu la valeur de la sélection nationale, qui sort d’un Mondial 2026 ayant confirmé sa montée en puissance sur la scène internationale. Le président a souligné la richesse du vivier algérien, affirmant que cette réserve de talents, « si elle est bien prise en charge, peut faire de belles choses ». Cette formule simple résume une ambition réelle.
Le président n’a pas seulement distribué des éloges. Son discours contenait une exigence implicite adressée aux décideurs du football algérien : structurer, encadrer et valoriser ce potentiel humain. En effet, une pépinière mal gérée ne produit rien. C’est ce message que Tebboune a voulu transmettre devant les caméras nationales.
Il convient de rappeler que le chef de l’État avait déjà exprimé son attachement profond aux Verts lors d’une précédente entrevue en février 2026, confiant même qu’il lui arrivait d’éteindre la télévision tant l’émotion le submergeait pendant les matchs.
La phrase la plus forte de la soirée est sans doute celle-ci. « Il ne faut pas qu’il y ait une cassure », a martelé Tebboune, en référence à la dynamique collective bâtie autour de l’équipe nationale de football. Cet avertissement sonne comme une mise en garde contre les décisions précipitées, les changements brutaux de staff ou les turbulences institutionnelles qui ont souvent fragilisé la sélection par le passé.
Pour appuyer son propos, le président a rappelé un fait historique : l’Algérie vient de se qualifier pour la deuxième fois de son histoire au deuxième tour d’une Coupe du monde. Cette performance n’est pas le fruit du hasard, mais d’un travail de fond qu’il convient de ne pas sacrifier sur l’autel de l’impatience ou des querelles internes.
