Tunisie

Vaincre la drogue : À portée de main si…

Il est crucial d’agir contre le fléau des trafiquants de drogue. La lutte est loin d’être vaine, car des efforts significatifs sont déployés pour contrer cette menace. Les douaniers et les forces de l’ordre, animés par un profond sens du devoir national, intensifient leurs actions pour protéger la société tunisienne. Les citoyens, quant à eux, choisissent de s’engager dans cette bataille, refusant de se laisser influencer par des intérêts extérieurs aux intentions douteuses.

Chaque jour, les opérations menées par les agents de la Garde nationale et de la police, ainsi que les saisies effectuées par les douanes, témoignent d’une vigilance accrue aux frontières, qu’elles soient terrestres, maritimes ou aériennes. Malheureusement, ce combat révèle des réalités alarmantes, notamment l’implication de jeunes, parfois même d’enfants, entraînés par des familles en détresse à se tourner vers le trafic de drogue, y compris dans les établissements scolaires.

Des cas récents illustrent cette problématique. À Ariana, un vendeur de fruits secs a été surpris avec une livre de cocaïne et une somme d’argent conséquente. De plus, à Ras Jedir, les douanes ont intercepté 25 kilos de cocaïne, représentant un montant d’au moins un milliard de millimes, destiné à être blanchi et injecté dans une économie déjà fragile.

Pour lutter efficacement contre ce fléau, il est impératif d’intégrer davantage de Tunisiens dans cet effort collectif. L’Organisation nationale de l’enfance, dont les ressources se réduisent, doit investir davantage sur le terrain, et son président doit élargir son action au-delà des simples communiqués.

Le ministère de l’Éducation, de son côté, doit impérativement inclure dans ses programmes scolaires, dès la prochaine rentrée, une matière dédiée aux dangers des drogues. Cette initiative devrait être confiée à des spécialistes capables d’apporter une approche moderne et pédagogique.

Enfin, il est essentiel que les citoyens prennent conscience que leur silence face aux activités suspectes de leur entourage équivaut à une complicité criminelle. Collaborer avec les autorités n’est pas un acte de délation, mais un devoir civique. Dans de nombreux pays développés, signaler des comportements illicites est considéré comme un acte de bravoure, et les Tunisiens peuvent également s’en inspirer pour contribuer à la sécurité de leur pays.