Négociations Washington-Téhéran : des déclarations contradictoires ne cessent d’émerger
Le président américain, Donald Trump, a menacé de bombarder intensivement l’Iran si le pays des Perses refuse la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a déclaré aujourd’hui même que son pays n’accepterait qu’un « accord juste et global » dans ses négociations avec les États-Unis concernant la fin de la guerre.
Le président américain, Donald Trump, a menacé de mener des bombardements intensifs contre l’Iran si ce dernier refuse la proposition des États-Unis en vue de mettre fin à la guerre. Cette déclaration a été faite sur la plateforme « Truth Social ». Trump a précisé que si Téhéran rejette cette nouvelle offre américaine, « nous commencerons un bombardement à un niveau bien plus élevé que les précédents ».
Il est important de noter que la proposition américaine implique l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium en échange de la levée des sanctions et du déblocage de fonds gelés.
Washington et Téhéran sont en passe de rédiger un protocole d’accord pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d’Ormuz. Une réponse iranienne est attendue dans un délai de 48 heures.
Ces initiatives diplomatiques ont pour but d’assurer que Téhéran ne parvienne pas à se doter d’une arme nucléaire. Le site « Axios » a rapporté mercredi que les États-Unis et l’Iran sont proches d’aboutir à un mémorandum d’une page pour mettre fin à la guerre, tout en précisant qu’aucun accord n’a encore été conclu, mais que les deux pays s’approchent plus que jamais d’un compromis.
Cependant, du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré aujourd’hui que son pays n’accepterait qu’un « accord juste et global » dans le cadre de ses négociations avec les États-Unis concernant la fin du conflit.
Ces déclarations ont eu lieu lors d’une rencontre avec son homologue chinois, où Araghchi a souligné que Pékin est un ami proche et que la coopération bilatérale sera « plus forte dans les circonstances actuelles ».
Araghchi a également soutenu que la guerre menée par les États-Unis constitue une violation flagrante du droit international, et que l’Iran fera tout pour défendre ses droits et ses intérêts lors des négociations avec la partie américaine.
Pour sa part, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que Pékin est prêt à continuer d’œuvrer pour apaiser les tensions, affirmant que des rencontres directes entre Washington et Téhéran sont nécessaires, alors que la région se trouve à un tournant décisif.
Il apparaît que les deux parties semblent communiquer dans des langues différentes, tant au sens propre qu’au figuré. L’Iran a toujours affirmé son intention de poursuivre l’enrichissement de l’uranium. Aujourd’hui, sera-t-il prêt à céder et à accepter la condition américaine pour éviter d’être attaqué ? Reste à voir.

