
Soleil rouge en Tunisie : un expert explique le phénomène
Un disque solaire rouge foncé est apparu à l’horizon tunisien en raison du dôme de chaleur qui stagne sur la région, selon Hamdi Hached. Si les conditions de blocage météorologique et de calme éolien persistent, ce phénomène visuel est appelé à se répéter dans les prochains jours.
L’apparition récente d’un disque solaire rouge foncé à l’horizon tunisien est directement liée au dôme de chaleur qui persiste dans la région. Selon l’expert en climat et ingénieur environnemental Hamdi Hached, ce phénomène optique est le signe d’une déstabilisation profonde de la dynamique atmosphérique locale, résultant de la stagnation de l’air et de la pollution particulaire.
L’analyse de Hamdi Hached souligne que le dôme de chaleur bloque l’atmosphère en instaurant des conditions de haute stabilité anticyclonique. L’absence de couverture nuageuse et la faiblesse des vents freinent le brassage vertical de l’air. En conséquence, les poussières désertiques, ainsi que les particules fines et les polluants d’origine humaine, s’accumulent dans les basses couches de la troposphère, saturant l’air au niveau du sol.
La coloration rouge du soleil à l’approche du crépuscule est due à une altération de la diffraction lumineuse. Lorsque les rayons solaires passent à travers cette couche d’air chargée en microparticules, la lumière bleue, dont la longueur d’onde est courte, est entièrement dispersée et filtrée. Seules les longueurs d’onde plus longues, correspondant à la couleur rouge, réussissent à traverser cet écran de pollution. L’expert précise qu’il s’agit d’une conséquence indirecte de la stagnation de l’air et non d’une anomalie propre à l’activité solaire.
Ce phénomène visuel pourrait se reproduire dans les jours à venir si les conditions de blocage météorologique et de calme éolien persistent. En outre, ce spectacle met en lumière un impact sanitaire important : les dômes de chaleur ne provoquent pas seulement des anomalies thermiques à la surface, mais agissent également comme des incubateurs de pollution, entraînant une nette dégradation de la qualité de l’air.
