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Etats-Unis : Durée des séjours pour étudiants étrangers et journalistes réduite

Le gouvernement américain a publié un document administratif qui prévoit de réduire la durée de séjour autorisée pour les étudiants à quatre ans et pour les journalistes étrangers à 240 jours, avec des visas chinois plafonnés à 90 jours. Selon le ministère de la Sécurité intérieure, plus de 1,8 million d’entrées sous visa étudiant ont été recensées en 2024, représentant une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente.


Le gouvernement américain a annoncé, jeudi, une nouvelle étape de sa politique migratoire en publiant un document administratif qui vise à réduire la durée de séjour autorisée pour les étudiants et les journalistes étrangers. À moins qu’il y ait un blocage du Congrès, ces nouvelles règles entreront en vigueur dans les 60 jours suivant leur publication prévue vendredi au registre fédéral.

Les détenteurs d’un visa étudiant ne pourront plus rester plus de quatre ans aux États-Unis, tandis que les journalistes étrangers seront désormais limités à des séjours de 240 jours, renouvelables pour des périodes identiques. Les journalistes chinois se verront appliquer un régime plus strict, avec des visas restrictifs de 90 jours. Jusqu’à présent, les étudiants bénéficiaient d’un visa couvrant la durée de leur programme, et les journalistes pouvaient obtenir une autorisation de cinq ans.

Reporters sans Frontières a exprimé son indignation face à cette décision, la qualifiant de risque de priver les journalistes internationaux de la possibilité de couvrir l’actualité depuis les États-Unis et de rendre le fonctionnement des médias internationaux sur le territoire américain extrêmement difficile, voire impossible. L’organisation souligne que le cycle incessant des renouvellements de visa restreint la liberté de la presse et évoque une violation directe de la liberté d’expression et de la presse, appelant le Congrès à intervenir.

De son côté, l’association CPJ, qui défend les journalistes, considère que cette mesure constitue la dernière escalade en date du gouvernement de Donald Trump, faisant suite à une série de violations préoccupantes de la liberté de la presse. Elle estime qu’il s’agit du comportement d’une démocratie en déclin, et non du pays à la pointe de la liberté de la presse à l’international.

Pour justifier ce changement, le ministère de la Sécurité intérieure invoque une « augmentation significative » du nombre d’étudiants et de journalistes bénéficiant de ces visas ces dernières années. Selon ses estimations, cette situation représente un défi pour sa capacité à surveiller et à contrôler ces non-immigrants pendant leur séjour aux États-Unis. Le ministère a recensé plus de 1,8 million d’entrées sous visa étudiant en 2024, soit une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente.