Tunisie

Lutte contre la pollution sonore : droit fondamental et devoir.

L’éradication de la pollution sonore est une mission que tous les Tunisiens se doivent d’assumer pleinement et volontairement. Les gérants des salles des fêtes sont tenus de faire respecter les lois en vigueur et de refuser les tentatives de diffuser de la musique au-delà de l’heure que permet l’autorisation accordée par la municipalité.


Il incombe à tous les Tunisiens d’assumer avec sérieux et de manière volontaire une mission essentielle : éradiquer la pollution sonore qui rend les mois d’été insupportables.

L’été est en effet la saison privilégiée pour les cérémonies de mariage, qui génèrent souvent un bruit assourdissant, que ce soit au sein des foyers, dans les salles de mariage, sur les terrasses des appartements, ou dans les rues où se déroulent chants et danses jusqu’à l’aube. Malgré les lois interdisant l’utilisation excessive de micros bruyants, ainsi que le non-respect des règles de bon voisinage et de la considération due aux personnes âgées et malades, la situation persiste.

La célébration du bonheur de deux amoureux est légitime, mais elle ne doit jamais se faire au détriment de la tranquillité des autres. Selon la tradition islamique, il est recommandé, voire expressément ordonné, de respecter la paix de son voisin.

Les responsables des salles de mariage doivent veiller à l’application des lois et refuser toute tentative de diffuser de la musique au-delà des horaires autorisés par la municipalité. Même si, parfois, chanteurs et musiciens cèdent face à des pressions ou à des promesses financières de ceux qui semblent au-dessus des lois, cette situation doit cesser.

Aujourd’hui, avec l’arrivée d’un comportement plus civilisé chez les Tunisiens, marqué par le respect des droits d’autrui à mener une vie heureuse, la justice se doit de garantir cette tranquillité et de sanctionner ceux qui enfreignent les lois.

Pour accroître l’engagement citoyen et assurer son efficacité, les associations de la société civile, en particulier celles qui prétendent défendre les droits de l’homme, doivent agir avec humilité, se concentrer sur ce problème de la pollution sonore et abandonner leurs discours grandiloquents sur la défense d’extrémistes et de traîtres. Il est crucial de ne pas interférer dans le domaine judiciaire.

Néanmoins, il est nécessaire de saluer le travail des forces de sécurité, qui sont conscientes de l’ampleur de leur mission et déterminées à mettre un terme aux abus, peu importe leur origine.

Il ne s’agit pas ici de donner des leçons, mais de rappeler l’importance de prévenir les dégâts causés par l’irresponsabilité de certaines personnes, qui cherchent à entraver les initiatives visant à améliorer la situation.