
Donald Trump rétablit le blocus iranien, l’Iran ne réagit pas.
Le président américain a déclaré que le BLOCUS IRANIEN empêche uniquement les navires ou les clients de l’Iran d’entrer ou de sortir. L’Iran assure que le détroit d’Ormuz est fermé jusqu’à « nouvel ordre » après une reprise des affrontements d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril dans le conflit au Moyen-Orient.
« Nous rétablissons le BLOCUS IRANIEN – ainsi nommé car il empêche uniquement les navires ou les clients de l’Iran d’entrer ou de sortir », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. Dans le cadre d’une trêve entre Washington et Téhéran, les États-Unis avaient levé le 18 juin leur blocus des ports iraniens instauré deux mois plus tôt en réponse au verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Cependant, avec la reprise des hostilités entre les deux pays ces derniers jours, le président américain a affirmé lundi matin sur la chaîne Fox News que les États-Unis allaient « prendre le contrôle » du détroit et devenir ses « gardiens ».
Les États-Unis l’ont surveillé « pour rien » jusqu’à présent, a-t-il précisé, ajoutant qu’ils seraient désormais indemnisés par les autres nations. « Nous allons être payés pour le protéger. Une somme importante ; nous voulons simplement être remboursés pour tout cela, pour avoir exposé nos troupes au danger. » Dans un message sur Truth Social, le président américain a évoqué l’instauration d’une taxe équivalente à « 20% de la valeur des cargaisons » pour les navires souhaitant traverser le détroit.
L’Iran a déclaré que le détroit d’Ormuz est fermé jusqu’à « nouvel ordre » après une intensification des affrontements, d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril dans le conflit du Moyen-Orient. Ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures suscite de vives tensions entre Washington et Téhéran.
Donald Trump a aussi critiqué les méthodes des négociateurs iraniens, qu’il accuse de « n’avoir rien du tout » et de revenir sur des engagements pris lors de longues discussions tenues la veille. « Hier, ils ont tenu une réunion de 11 heures. (…) Tout avait été acté hier. Puis ils quittent la salle, rappellent et disent qu’ils doivent apporter quelques modifications », a-t-il déclaré, sans préciser la nature des changements.
Du côté iranien, la diplomatie accuse les États-Unis d’être responsables du « retour de l’insécurité » dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient auparavant un cinquième du brut mondial. Téhéran a cependant assuré, lundi, poursuivre les conversations avec les médiateurs qataris, pakistanais et omanais pour « prévenir une escalade ».
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a pour sa part ironisé sur la proposition du président américain d’instaurer une taxe de 20% sur les marchandises transportées par bateau dans le détroit d’Ormuz. Il a écrit que le président américain « a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz devrait être rémunéré pour ce service. L’Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours. 20%, c’est évidemment trop. Nous serons équitables. »
