Tunisie

Jo Ann Morning présente « Rêverie transcendantale » à l’Espace Art et Culture Hedi-Turki

Jo Ann Morning est née en 1950 à Santa Monica en Californie et a intégré le San Francisco Art Institute en 1969. Depuis 2012, Hammamet est son refuge.


Un voyage interplanétaire terrestre où les paysages et les scènes se succèdent comme sur un écran, suivant un synopsis écrit sur le canevas des souvenirs.

Née en 1950 à Santa Monica en Californie, Jo Ann Morning commence des études de design et de peinture à Los Angeles et, en 1969, elle rejoint le San Francisco Art Institute. Elle vit à Seattle de 1972 à 1980, puis à Paris en 1981, où elle fréquente divers ateliers. Hammamet est devenu son refuge depuis 2012.

Son parcours artistique, parti des États-Unis, traverse l’Europe, fait escale au Japon et en Corée du Sud, puis se poursuit vers la Turquie, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie. Ce voyage interplanétaire terrestre révèle des paysages et des scènes qui se déroulent comme sur un écran, construits sur un synopsis écrit à partir des souvenirs.

Un petit clin d’œil à Kant se manifeste par le biais du terme transcendantal, qui, dans les « imaginaires métissés » de Jo Ann Morning, devient synonyme de remarquable.

Coloriste, l’artiste peintre s’immerge dans son univers informel et épouse la volonté de signifier, conjuguant la joie esthétique avec le bonheur de l’âme.

En suivant le sentier « cimaisique », des éclats de réminiscences de certains peintres américains, comme Jasper Johns (1930) ou Ronald Kitaj (1932-2007), effleurent mon esprit.

L’œuvre de Jo Ann Morning nous observe comme le pensait Paul Klee, laissant à chacun le soin de déchiffrer cette écriture.

Son geste créateur ouvre la porte au hasard heureux d’une tache de couleur et permet ainsi de trouver la clé de « cette même étoffe dont nous sommes faits : les songes ».

S. Montéléone