
Industries manufacturières : Légère amélioration selon les chefs d’entreprises privées
Les résultats d’une enquête menée par l’Institut national de la statistique (INS) révèlent une légère amélioration des investissements dans les industries manufacturières au premier semestre 2026. Ce sondage, réalisé en mai auprès de 1.085 entreprises, a été publié le 11 août. Les chefs d’entreprise expriment un optimisme croissant, bien que les perspectives varient considérablement d’un secteur à l’autre.
Le Solde d’opinion, qui mesure la différence entre les réponses positives et négatives concernant les investissements, a atteint 24 % au premier semestre 2026, en hausse par rapport à 21 % au second semestre 2025. Cette performance dépasse les prévisions initiales de 20 %. Les entreprises anticipent une augmentation de ce solde à 26 % pour le second semestre. Notons que ce chiffre de 24 % est le plus élevé enregistré depuis 2020, avec des valeurs antérieures oscillant entre -3 % et 21 % sur la période 2020-2025, et un pic à 34 % en 2011.
L’analyse sectorielle met en lumière des disparités notables. Les industries mécaniques et électriques (IME) se distinguent avec une progression significative, leur solde passant de 35 % à 48 %. En revanche, le secteur des matériaux de construction, de la céramique et du verre (Mccv) a enregistré une augmentation modeste, de 10 % à 19 %. Les secteurs du textile-habillement et du cuir, ainsi que les industries chimiques, affichent une tendance à la baisse, le solde d’opinion du textile passant de 2 % à -4 % et celui des industries chimiques de 38 % à 29 %. Les industries agroalimentaires, quant à elles, affichent une stabilité.
Pour le second semestre 2026, les prévisions sectorielles indiquent que les IME devraient atteindre un indice de 37 %, tandis que les entreprises agroalimentaires s’attendent à un solde de 32 %. En revanche, les Mccv pourraient descendre à 18 % et le secteur textile et cuir à -6 %. Les industries chimiques devraient rester stables durant cette période.
Il est important de rappeler que les enquêtes conjoncturelles de l’INS, initiées en 2001, visent à évaluer l’évolution des investissements selon la perception des entreprises et à établir des projections à court terme. Ces études sont régulièrement ajustées pour éliminer les facteurs conjoncturels.
