
Franchises médicales : le gouvernement ne double pas les plafonds en attendant une réforme.
Le gouvernement a décidé de revoir sa position concernant les franchises médicales, une décision qui fait suite à de vives critiques émanant d’associations de patients et de professionnels de santé. Initialement, un doublement du plafond annuel, passant de 100 à 200 euros pour les assurés sociaux, avait été proposé. Cependant, ce projet a été abandonné.
Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, a annoncé dans une interview accordée au Figaro ce mercredi qu’une nouvelle approche était désormais envisagée. Celle-ci se baserait sur une indexation des franchises à l’inflation depuis 2005. « Nous travaillons désormais à une réforme juste, fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005. L’augmentation sera par conséquent nettement inférieure à celle initialement envisagée », a-t-elle précisé, admettant que la proposition initiale pouvait être perçue comme « brutale ».
Le projet de doublement des franchises médicales, qui avait été présenté quelques semaines auparavant dans le but de maîtriser la hausse des dépenses de santé, touchait divers domaines tels que les médicaments, les actes paramédicaux, les consultations médicales et les transports. Cette mesure avait suscité une forte opposition de la part d’organisations telles que France Assos Santé, MG France et Convergence infirmière. La ministre a souligné que les retours des associations et des professionnels de santé avaient été pris en compte : « Les associations, les professionnels de santé, les patients nous ont dit qu’un doublement immédiat du plafond en une seule fois paraissait excessif. Nous l’avons entendu ».
Stéphanie Rist a plaidé en faveur d’une évolution plus progressive, arguant qu’une correction basée sur le coût de la vie serait « plus juste et plus lisible ». Elle a également insisté sur l’importance de réaliser « des économies justes et pertinentes » ainsi que des « mesures d’efficience » pour garantir la pérennité du système de protection sociale. Dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2026, une augmentation de 3,1 % des dépenses de santé est prévue, ce qui représente 8,2 milliards d’euros supplémentaires, alors que des tensions commencent à se faire sentir dans le secteur des soins de ville.
