Tunisie

Emploi des jeunes : Les banques du peuple soutiennent les enfants du peuple

Une loi révolutionnaire et historique : tous les Tunisiens promoteurs de petits projets auront droit à un crédit sans avoir à présenter une quelconque garantie.

La Presse — Contrairement aux affirmations de certaines voix en quête de crédibilité et de public à tromper, les sociétés communautaires (charikat ahlia) ne sont pas en déclin. Au contraire, leur nombre est en augmentation. Les structures leur ouvrent de nouveaux horizons pour favoriser leur développement à travers tout le pays, en particulier pour les jeunes talents, qu’ils soient issus des universités ou des centres de formation professionnelle. Ces jeunes continuent également de progresser, en réponse aux objectifs nationaux de développement et de prospérité.

Ceux qui soutiennent que le système bancaire a abandonné le projet des sociétés communautaires se trompent à nouveau, car une loi vient d’être adoptée, autorisant ou plutôt imposant aux banques de financer les enfants du peuple, sans les contraindre à se couper les ailes. En effet, il n’est pas question de les faire se saigner à blanc avec des garanties dont le but est de freiner tout projet de redressement, surtout lorsqu’il émane d’une initiative populaire.

Le projet de loi s’attaque également aux difficultés administratives qui rendent impossible toute entreprise de promotion, en raison du diktat de certains responsables qui entravent le bon fonctionnement de la machine de production nationale.

Parallèlement, les bénéficiaires des crédits seront surveillés de près, car ils seront soumis à un contrôle strict pour éviter le gaspillage des fonds publics. Tout contrevenant sera passible des sanctions prévues par la loi.

Il est à noter qu’il ne faut pas oublier de se consacrer entièrement à leurs projets.

L’aspect révolutionnaire de la loi réside dans une donnée sans précédent dans l’histoire bancaire en Tunisie.

Ainsi, un jeune citoyen sans emploi ni biens mobiliers ou immobiliers pourra bénéficier d’un crédit allant jusqu’à 25.000 dinars.

Nous attendons désormais que les bénéficiaires exercent leur droit acquis et que les associations de la société civile s’efforcent de dépasser les stéréotypes qui ont entouré le projet dans le but de le discréditer.

Il convient de rappeler que la responsabilité du succès de la loi et de sa mise en œuvre ne repose pas uniquement sur le gouvernement, mais sur l’ensemble de la communauté nationale, y compris ceux qui n’ont pas encore lancé de projets de création de sociétés communautaires. Il sera intéressant de voir le sort de celles qui sont déjà en activité.

En conséquence, la mobilisation doit être régulière, fondée sur des principes constants qui ne doivent pas changer. Il est évident que ce ne sont pas seulement les sociétés communautaires qui en bénéficieront. Tous les promoteurs de petits projets sont invités à se présenter auprès des banques publiques pour soumettre leurs dossiers, qui recevront une réponse appropriée dans un délai maximum de dix jours.

Les réactions commencent déjà à émerger, entre ceux qui soulignent le caractère révolutionnaire de la loi et ceux qui expriment des doutes quant à sa concrétisation.

Sur une chaîne de radio privée, des voix se sont réjouies et ont appelé à la réussite de ce projet, à condition qu’il soit protégé contre les faussaires.