
Incendies à Fontainebleau : le feu a repris, mais est « fixé »
Sur le front de la lutte contre les incendies, l’inquiétude a de nouveau été palpable en début de soirée mercredi en Seine-et-Marne. En effet, le feu a repris dans la forêt de Fontainebleau, déjà très touchée par des incendies historiques à la mi-juillet. Une centaine de pompiers ont été mobilisés pour lutter contre les flammes.
Les nouvelles se sont depuis révélées rassurantes, bien que les pompiers demeurent en alerte. « Le feu est fixé à Fontainebleau. On maintient un gros dispositif cette nuit et demain », a déclaré ce jeudi peu après minuit le sous-préfet de Fontainebleau, Yannis Bouzar.
La surface brûlée par cet incendie a été « réévaluée (à la baisse) à 6 hectares brûlés », en concertation avec l’Office national des forêts (ONF), a précisé peu avant 23 heures le directeur adjoint des pompiers du département (Sdis), Sébastien Avenel. « On n’est pas sur un feu violent », a toutefois souligné ce colonel.
Pour faire face à cette reprise, survenue vers 18h50 dans le secteur du Mont Aigu, une cinquantaine de sapeurs-pompiers du département ont rapidement été engagés avec 17 véhicules, des agriculteurs fournissant de l’eau à ces véhicules. Par la suite, des pompiers de l’Essonne et des Yvelines sont venus en renfort, et des engins du Val-d’Oise devaient également intervenir.
« Il s’agit d’une reprise de feu tout à fait prévisible et anticipée, compte tenu des conditions de sécheresse des sols. On n’est pas sur une redite du grand feu historique de Fontainebleau » de la mi-juillet, a indiqué le sous-préfet Yannis Bouzar. Un hélicoptère a effectué des largages d’eau jusqu’à la tombée de la nuit. « Nous avions anticipé les conditions météorologiques défavorables et demandé un hélicoptère bombardier d’eau pour traiter ce genre de reprises – il y en a quand même eu quatre en quarante-huit heures ». Il a également souligné que l’incendie ne menaçait pas les habitations, situées à environ 4 km.
Des incendies historiques dans ce massif forestier avaient été déclarés fixés le 14 juillet. Ils avaient atteint en deux jours « plus de 2.000 hectares des forêts domaniales de Fontainebleau et des Trois-Pignons », selon l’ONF. Un millier de pompiers avaient été engagés, avec le soutien inédit en Île-de-France d’avions bombardiers Dash et Canadair.
