
Des jeunes s’engagent pour reboiser le mont Enadhour après les incendies.
Le jeune Tunisien Mohamed El Baji a lancé une initiative écologique visant à revitaliser les zones dévastées par les récents incendies ayant ravagé de vastes étendues forestières sur le mont Nadhour, situé entre Rafraf et Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte. Il a symboliquement planté un premier arbre sur le site sinistré, marquant le début d’un programme de reboisement global destiné à couvrir l’ensemble du massif.
Mohamed El Baji a expliqué que cette initiative vise à transformer cette tragédie environnementale en une opportunité d’action collective, grâce à une coordination étroite entre bénévoles, autorités compétentes, direction des forêts et associations écologiques.
Il a toutefois précisé que les campagnes de plantation massives ne commenceront pas immédiatement, la période actuelle n’étant pas propice sur le plan scientifique. Les mois à venir seront donc consacrés à l’élaboration d’un plan d’action, ainsi qu’aux travaux d’aménagement, de nettoyage et d’évacuation des résidus d’arbres calcinés, afin de préparer le terrain pour la saison de reboisement prévue en novembre.
L’initiative, relayée sur ses réseaux sociaux, a suscité un vif intérêt et l’adhésion de plusieurs associations environnementales, qui ont exprimé leur volonté de participer activement aux phases de préparation et de plantation.
Concernant les espèces qui seront introduites, le promoteur du projet a indiqué que plusieurs options adaptées à l’écosystème local et bénéfiques pour l’économie de la région sont à l’étude. Parmi ces espèces figurent le caroubier, l’olivier et le pin d’Alep, ainsi que d’autres plantes locales capables de s’adapter au relief du mont Nadhour.
Mohamed El Baji a souligné que le premier arbre planté est un plant de lentisque pistachier (Pistacia lentiscus), prélevé dans une zone voisine épargnée par le feu. Ce geste hautement symbolique vise à démontrer la capacité de la nature à se régénérer et à transmettre un message d’espoir pour la renaissance du mont Nadhour.
Il a enfin rappelé que la Direction générale des forêts et les services compétents conservent le rôle principal dans la réhabilitation de la zone, tandis que la jeunesse et les bénévoles viennent en soutien aux efforts officiels pour protéger le patrimoine végétal et la faune de la région.
