
Amélioration des conditions de transport (2/2) : mesures à portée de main
La Transtu a renforcé son parc avec plusieurs centaines de nouveaux bus, mais les clients n’ont pas senti d’impact dans leurs déplacements. Les étudiants rencontrent des difficultés pour se rendre à La Manouba et à l’Ariana en raison de la souplesse insuffisante dans les déplacements.
Alors que la Transtu a renforcé son parc avec plusieurs centaines de nouveaux bus, les usagers ne constatent pas d’amélioration dans leurs déplacements. Certaines destinations n’ont pas vu de changement depuis des années, et pour d’autres, la situation s’est même détériorée. Les lignes supprimées ne sont pas rétablies, et d’autres fonctionnent sporadiquement.
La Presse — Le secteur des transports attend une transformation significative, qui malheureusement tarde à se réaliser. Il aura fallu du temps pour enfin développer les liaisons vers une partie de la zone du Lac.
Rétablir les lignes supprimées
Le prolongement de la ligne 28 E jusqu’aux Jardins de Carthage mérite d’être salué. Toutefois, cette initiative doit être poursuivie jusqu’à son terme. Cependant, le principal problème reste la fréquence des bus, un mal endémique qui fausse tous les calculs de la Transtu. Parviendra-t-elle à y remédier ?
Ces expériences, dont on ne sait pas si elles seront pérennisées, nécessitent des mesures urgentes. Parmi celles-ci, le rétablissement, sans délai, des lignes suspendues et de celles dont le service a été réduit au minimum est essentiel. Il convient de rappeler aux responsables de la Transtu que les dimanches et jours fériés, les usagers se déplacent. Il n’y a aucune raison valable pour justifier la suspension de la plupart des lignes de bus, ce qui n’était pas le cas auparavant !
La logique de la Société de transport reste difficile à comprendre.
Alors qu’on espérait un véritable regain d’activités, c’est le contraire qui se produit : une dégradation des services et un recul inexpliqué.
Aujourd’hui, les usagers veulent voir les promesses et annonces des différents responsables se concrétiser.
Et ce n’est pas trop demander.
En effet, toutes les initiatives en faveur des voyageurs auront un impact positif sur l’image de la société.
Contrôle : ne pas baisser la garde !
Certes, il existe des tentatives timides pour reprendre le contrôle de la situation, mais elles demeurent insuffisantes.
Par exemple, le retour du contrôle des titres de transport, tant à bord qu’au sol, est une initiative à encourager.
Les citoyens qui attendent un transport respectueux des usagers constatent que le rythme des opérations est maintenu. Les agents semblent s’investir dans leurs missions avec, parfois, un peu d’enthousiasme. Certains guichetiers ne restent plus assis : ils sortent pour contrôler les passagers dans les stations et leur délivrer des tickets.
Dans les bus, ce contrôle est également systématique. À la station Tgm, la vigilance des agents est de mise. Il n’est plus question de baisser les bras.
En plus d’améliorer les recettes, le contrôle peut atténuer l’impact de la non-augmentation des tarifs.
Aux côtés de ces actions positives, il serait regrettable de décevoir les utilisateurs du transport public avec des problèmes de longues fréquences, la suppression injustifiée de plusieurs lignes, etc.
Les espoirs des usagers sont si nombreux qu’ils peinent à les prioriser. De plus, ils n’excluent pas le retour de liaisons anciennes, telles que celle entre la cité El Mourouj et La Manouba, par la création d’une ligne directe combinant la ligne 6 et la ligne 4.
Pourquoi ne pas rétablir une telle liaison, en plus d’une autre combinant les lignes 6 et 2 pour desservir l’Ariana depuis El Mourouj ?
C’est le souhait de milliers d’étudiants qui peinent à naviguer entre ces zones chaque année universitaire.
N’oublions pas que l’Ariana et La Manouba abritent de nombreuses institutions d’enseignement supérieur.
Les étudiants de ces établissements rencontrent des difficultés considérables pour s’y rendre en raison d’un manque de flexibilité dans les déplacements.
Recourir aux correspondances s’avère problématique. Pour se rendre de Ben Arous ou d’El Mourouj à La Manouba ou à l’Ariana (et vice versa) via des correspondances, cela devient une véritable épreuve, nécessitant des heures de trajet. À quelle heure doit se lever un(e) étudiant(e) pour arriver à un cours à 8 h ? Nous aimerions entendre la réponse des responsables de la Transtu. Et, pourquoi pas celle du ministère ?
