
Cédric Jubillar « n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse », selon son avocat
Cédric Jubillar « n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse », a indiqué Guy Debuisson, l’un de ses avocats, ce lundi. Le 21 septembre, Cédric Jubillar sera à nouveau jugé après avoir été condamné en première instance à trente ans de réclusion criminelle pour la mort de son épouse dont le corps n’a jamais été retrouvé.
Cédric Jubillar « n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse », a déclaré Guy Debuisson, l’un de ses avocats, ce lundi. Dans un entretien accordé à BFMTV, cet avocat a laissé entendre que la défense allait contester en appel la notion d’homicide, préférant celle de coups mortels concernant la mort de Delphine. Il a également précisé que les aveux qui ont émergé dans la presse lundi provenaient directement de Cédric Jubillar.
Près de six ans après la disparition de son épouse, Cédric Jubillar a reconnu l’avoir tuée dans une lettre. Le peintre plaquiste a été condamné en première instance par la cour d’assises d’Albi à trente ans de réclusion criminelle pour la mort de sa femme, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Il a fait appel de cette condamnation et sera de nouveau jugé le 21 septembre.
Pour l’avocat représentant les deux enfants du couple Jubillar, Laurent Boguet, l’accusé « va chercher à minimiser les enjeux pour obtenir sans doute une diminution de peine », estime-t-il. « Clairement, Cédric Jubillar suggérera à la cour d’assises de s’interroger sur la notion de coups mortels. Il va contester la notion d’homicide, qui se rattache à l’intention de tuer. »
L’avocat des enfants « rappelle que l’homicide commis par conjoint entraîne une peine de réclusion à perpétuité, alors que les coups mortels encourent une peine de vingt ans de réclusion criminelle ». Il souligne également que la notion de crime passionnel n’existe pas dans le Code pénal.
