JO d’hiver 2030 : Muselier ne laisse pas Ciotti délocaliser le pôle glace
Renaud Muselier a indiqué lors d’une conférence de presse que « personne n’a abandonné Nice par confort ou punition » et a souligné que les équipes techniques ont « tout tenté, absolument tout tenté ». Il a également mentionné que Lyon devrait récupérer le hockey sur glace, le patinage artistique, le curling et le short-track, entraînant une perte de 19 médailles pour la région Sud, qui en accueillera 33 au lieu de 52.
Renaud Muselier a souhaité clarifier la situation. En réponse aux accusations d’Éric Ciotti, qui a qualifié de « choix politicien » le rapatriement des épreuves de glace des JO d’hiver 2030 à Lyon, le président de la région Sud a rectifié plusieurs points lors d’une conférence de presse ce lundi.
« Personne n’a abandonné Nice par confort ou punition. Personne, » a-t-il précisé. Depuis l’élection du nouveau maire, les équipes techniques ont tout mis en œuvre, selon lui, mais Éric Ciotti s’est fermement opposé à l’adaptation temporaire de l’Allianz Riviera pour le hockey sur glace, et les solutions alternatives proposées n’ont pas été satisfaisantes.
Muselier a également évoqué un principe fondamental rappelé par la Fédération internationale de hockey sur glace : « on ne sépare pas les compétitions masculine et féminine de hockey comme on déplace les lignes sur une carte. » Dans ce contexte, il était impossible que Nice conserve ne serait-ce que le hockey féminin. L’unité du pôle glace étant particulièrement stratégique, Nice a fini par perdre toutes les épreuves qu’elle devait accueillir.
Le président de la région en a profité pour critiquer le maire de Nice, affirmant : « Il ne sait pas de quoi il parle depuis le début. » Et il a ajouté, « Moi je ne me victimise pas, contrairement à d’autres. »
Ainsi, Lyon devrait accueillir le hockey sur glace, le patinage artistique, le curling et le short-track. Le principe de répartition 50-50 entre les deux régions hôtes est donc compromis. Renaud Muselier a déploré une perte de 19 médailles, précisant qu’il y en aura 33 décernées dans la région Sud, à Serre-Chevalier et Montgenèvre, au lieu de 52.
Quant à la cérémonie de clôture, initialement prévue à Nice, l’incertitude demeure. Muselier a déclaré : « On n’en a pas du tout parlé avec les instances olympiques. Combien de personnes, quel coût, quelles recettes ? J’aimerais bien la récupérer (dans la région Sud) mais il faut être malin, je ne suis pas sûr qu’on trouve les solutions. C’est un peu complexe. »

