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Coupe du monde 2026 : L’équipe d’Iran arrive ce dimanche à Los Angeles malgré un bourbier géopolitique.

La sélection iranienne doit débarquer ce dimanche sur le sol américain, ayant établi à la dernière minute son camp de base à Tijuana au Mexique. L’Iran doit disputer ses trois matchs du groupe G aux Etats-Unis, le deuxième aussi à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, et enfin le troisième à Seattle le 26 juin contre l’Egypte.


Alors qu’aucun accord n’a encore été trouvé pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, la sélection iranienne doit poser ses pieds ce dimanche sur le sol américain dans un contexte géopolitique tendu. Ayant établi à la dernière minute son camp de base à Tijuana, au Mexique, au lieu de Tucson (Arizona) comme prévu initialement, la Team Melli est attendue dans l’après-midi à Los Angeles, à la veille de son premier match en Coupe du monde contre la Nouvelle-Zélande. Une conférence de presse se tiendra à 15h45 heures locales au SoFi Stadium, situé près de l’aéroport international où les joueurs devraient atterrir en provenance de Tijuana, après un vol d’environ vingt minutes.

À Los Angeles, surnommée « Tehrangeles » en raison de l’importante diaspora iranienne qui compte environ 500.000 personnes, la sélection devrait recevoir un accueil bruyant. Des appels à manifester lundi autour de ce stade ultramoderne de 70.000 places ont d’ailleurs été lancés pour agiter le drapeau de l’Iran d’avant la révolution islamique, lorsque cette bannière était ornée d’un lion et d’un soleil, dans les couleurs vert, blanc et rouge.

La menace d’un arrêt du match en cas de protestation

Certains manifestants pourraient également s’introduire dans le stade et huer l’hymne iranien, comme cela a été le cas lors de la dernière Coupe du monde au Qatar en 2022, laissant planer la menace de tensions durant la rencontre. Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a prévenu que l’Iran surveillerait particulièrement « drapeaux et slogans », menaçant de faire arrêter le match en cas de symboles hostiles envers la République islamique.

Samedi, le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a également rappelé que la FIFA devait s’assurer que seul le drapeau iranien dans sa version République islamique soit visible dans les stades du Mondial. L’Iran doit disputer ses trois matchs du groupe G aux États-Unis, le deuxième à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, et enfin le troisième à Seattle le 26 juin contre l’Égypte.