
Les pays de la CEDEAO ne rejoignent pas le Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc.
Le sommet des Chefs d’État et de Gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a accueilli la signature de l’Accord Intergouvernemental (IGA) encadrant le développement du Gazoduc Africain Atlantique (AAGP) Nigeria-Maroc, ce dimanche 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone. Le Gazoduc Africain Atlantique, estimé à environ 25 milliards de dollars, disposera d’une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu’à 15 milliards de mètres cubes pourraient être exportés vers le Maroc et l’Europe.
Le sommet des Chefs d’État et de Gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a vu la signature de l’Accord Intergouvernemental (IGA) concernant le développement du Gazoduc Africain Atlantique (AAGP) reliant le Nigeria au Maroc, ce dimanche 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone. Le Gazoduc Africain Atlantique emerge d’une initiative stratégique royale.
Le 19 juillet 2026 à 21h17, cet événement a été modifié à 21h27.
Le Gazoduc Africain Atlantique est un projet inédit et stratégique pour l’Afrique et l’Europe, avançant de manière réfléchie. Cette infrastructure énergétique de près de 6.800 kilomètres est destinée à assurer un approvisionnement stable et durable en gaz naturel pour l’Afrique atlantique et l’Europe. Son coût est estimé à environ 25 milliards de dollars.
Cette signature représente l’adhésion des États membres de la CEDEAO au projet du Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc, initié par le Roi Mohammed VI et l’ancien Président nigérian, feu Mohammadu Buhari, avec le soutien renouvelé de l’actuel président Bola Ahmed Tinubu. Le développement du projet est conduit par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.).
L’étape franchie à Freetown ouvre la voie aux prochaines phases de lancement, notamment la création de la société de projet basée à Casablanca et l’autorité de gouvernance du Gazoduc (Pipeline Higher Authority), dont le siège est prévu à Abuja, avant la mobilisation des investisseurs et la préparation de la décision finale d’investissement.
Cette séquence se conclura par la signature conjointe du Royaume du Maroc et de la République Islamique de Mauritanie, États non-membres de la CEDEAO, lors d’une cérémonie distincte à venir, en présence du Président de la République fédérale du Nigéria. Une fois achevé, le Gazoduc traversera treize pays de la façade atlantique africaine et sera relié au gazoduc Maghreb-Europe dans le nord du Maroc.
Le projet affichera une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu’à 15 milliards de mètres cubes seront destinés au Maroc et à l’Europe, le reste étant pour les marchés régionaux. Estimé à environ 25 milliards de dollars, le Gazoduc Africain Atlantique vise à créer un marché régional intégré du gaz naturel en Afrique de l’Ouest, à soutenir la production d’électricité, l’industrialisation et la valorisation des ressources naturelles.
Les premiers tronçons sont prévus pour être mis en service au début de la prochaine décennie. L’initiative conjointe entre le Maroc et le Nigéria évolue désormais en un projet soutenu par l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. L’adhésion des États membres de la CEDEAO renforce la dimension politique et institutionnelle du projet, tout en soulignant l’importance de la sécurité énergétique pour la souveraineté et la prospérité partagée sur le continent.
Le Sommet de Freetown confirme la portée collective de cette initiative, inscrite au cœur des politiques d’intégration en Afrique. L’ONHYM et la NNPC Ltd rapportent que les principales études techniques, environnementales et d’ingénierie sont désormais achevées, permettant au projet d’entrer progressivement dans sa phase de développement opérationnel, suite à la signature à Rabat de cet Accord par le Maroc et la Mauritanie.
En plus de son rôle énergétique, cette infrastructure vise à établir un véritable corridor de développement interconnectant les économies africaines et renforçant leur intégration et compétitivité.
