
Les États-Unis bombardent l’Iran après la mort de soldats, Téhéran riposte.
Les Etats-Unis ont affirmé avoir voulu « punir », avec une huitième nuit consécutive de frappes, la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie vendredi, les premiers Américains tués depuis la reprise de la guerre le 7 juillet. L’armée américaine dit avoir visé des sites militaires ainsi que « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet ».
Les États-Unis ont déclaré avoir voulu « punir » la mort de deux de leurs soldats par des frappes continues pendant huit nuits. Ces militaires ont été tués par des frappes iraniennes en Jordanie vendredi, marquant la première perte américaine depuis le début des hostilités le 7 juillet. L’armée américaine a précisé avoir ciblé des installations militaires et « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont effectué des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet ».
Washington a également annoncé dimanche soir la mort d’un militaire américain lors de l’élimination contrôlée de munitions non explosées issues d’un drone iranien abattu dans le nord de l’Irak. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a ajouté que des restes humains non identifiés avaient été découverts en Jordanie, ayant précédemment signalé la disparition d’un militaire dans ce pays.
L’armée iranienne a affirmé dimanche avoir mené des frappes avec des drones explosifs sur deux bases militaires au Koweït en réponse aux bombardements américains sur l’Iran, comme rapporté par la télévision d’État. Les forces iraniennes ont décrit avoir « effectué de grandes attaques avec des drones suicides contre le dépôt de munitions des forces armées américaines à Camp Udairi, ainsi que contre le système radar Patriot et le radar de surveillance aérienne de la base aérienne Ali Al-Salem, au Koweït ».
Une attaque iranienne a également touché une usine de production d’eau et d’électricité, causant un incendie sur le site, selon les autorités koweïtiennes. Toute offensive américaine sera rencontrée par « une riposte décisive et dévastatrice » de la part des forces armées iraniennes, a affirmé le général Ali Abdollahi, commandant de l’armée. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré que « l’ennemi américain, cherchant à attiser la guerre, doit savoir que la nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons à lui enseigner ».
Parallèlement aux bombardements, des incidents maritimes se poursuivent dans le détroit d’Ormuz. Le déblocage de ce détroit par l’Iran était un point clé d’un protocole d’accord visant à établir la paix, mais le passage maritime y est de nouveau presque paralysé. Dimanche, l’Iran a déclaré avoir intercepté quatre navires tentant de traverser sans son autorisation, en « immobilisant » deux, tandis que les deux autres sont repartis.
Les États-Unis ont rétabli leur blocus sur les ports iraniens, qu’ils avaient levé après la signature du protocole d’accord. De son côté, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti que son pays répondrait avec « toutes (ses) forces » en cas de missile iranien dirigé vers lui. Israël n’a pas été impliqué dans la récente reprise des hostilités, à la différence du début de la guerre. Le lieutenant-général Eyal Zamir, chef de l’armée israélienne, a affirmé que « nous sommes prêts à reprendre immédiatement le combat et agirons avec une grande détermination contre quiconque s’en prendra à nous ».
