Maroc

Lalla Meryem préside le lancement du dispositif national contre le travail des enfants

Sous la présidence de la princesse Lalla Meryem, l’Observatoire national des droits de l’enfant a lancé à Rabat un dispositif national destiné à mieux prendre en charge les enfants retirés du travail et à faciliter leur réintégration. L’initiative s’inscrit dans une politique publique plus large de protection de l’enfance, alors que le travail des enfants reste présent au Maroc malgré une forte baisse depuis la fin des années 1990.

Un dispositif centré sur le parcours de l’enfant

Le nouveau mécanisme, appelé Dispositif national d’éradication du travail des enfants, vise un accompagnement individualisé depuis l’identification de l’enfant jusqu’à son retour à une vie scolaire ou sociale normale. Selon l’ONDE, l’objectif est de ne pas limiter l’action au seul retrait du travail, mais d’assurer aussi un suivi de l’enfant et un appui à sa famille.

Le communiqué de l’observatoire présente ce dispositif comme une réponse aux limites des outils déjà existants. Il met en avant une chaîne d’intervention plus continue, un ciblage selon les secteurs et les zones concernées, ainsi qu’un dossier individuel pour chaque enfant. Un soutien économique à la famille est également prévu dès le jour du retrait.

Des chiffres qui montrent une baisse, mais pas la disparition du phénomène

L’ONDE cite l’enquête nationale sur l’emploi 2025 du Haut-Commissariat au Plan. D’après ces données, 1,3 % des enfants âgés de 7 à 17 ans travaillent encore, soit près de 103.000 enfants. Le phénomène apparaît plus marqué en milieu rural, où le taux atteint 2,4 %, contre 0,5 % en milieu urbain.

L’observatoire rappelle aussi que le travail des enfants a reculé de plus de 80 % depuis 1999. Cette évolution ne signifie toutefois pas la fin du problème, ce qui explique, selon la source, la mise en place d’un dispositif plus structuré et mieux coordonné.

Une coordination élargie et une mise en œuvre progressive

Le DNETE repose sur deux volets complémentaires : une veille permanente et une intervention individualisée. Sur le terrain, les Cellules de lutte contre le travail des enfants, implantées au niveau provincial et rattachées au ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, doivent jouer un rôle central, avec l’appui d’associations conventionnées.

Selon l’ONDE, 17 acteurs interviennent à trois niveaux : stratégique, territorial et technique. Parmi eux figurent plusieurs ministères, l’Initiative nationale pour le développement humain, l’Agence nationale du soutien social, l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, le Haut-Commissariat au Plan, l’UNICEF et l’Organisation internationale du travail.

La mise en route doit se faire en trois temps : une phase pilote, une phase d’ajustement après évaluation, puis une généralisation à l’échelle nationale. Cinq axes accompagnent l’ensemble : prévention scolaire, sensibilisation, mobilisation des employeurs, plaidoyer, et suivi des résultats.

Ce qu’il faut retenir

  • L’ONDE a lancé à Rabat un dispositif national pour accompagner les enfants retirés du travail jusqu’à leur réintégration.
  • Selon l’enquête nationale sur l’emploi 2025 citée par l’ONDE, 1,3 % des enfants de 7 à 17 ans travaillent encore, soit près de 103.000 enfants.
  • Le dispositif prévoit une mise en œuvre progressive, avec une phase pilote, puis un ajustement avant une généralisation nationale.

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