Meta condamnée à une amende de 25 milliards de dollars pour Cambridge Analytica
Meta a été condamnée par un tribunal du Nouveau-Mexique à verser 25 milliards de dollars dans une affaire liée au scandale Cambridge Analytica. Cette décision, présentée comme l’une des plus lourdes sanctions jamais prononcées contre une entreprise aux États-Unis, porte sur l’usage des données personnelles et ses conséquences politiques.
Une affaire née du scandale Cambridge Analytica
Le dossier remonte à une procédure engagée il y a cinq ans, dans le prolongement des révélations de 2018 sur Cambridge Analytica. Selon la source, il est reproché à l’entreprise d’avoir trompé ses utilisateurs sur la manière dont leurs données personnelles étaient protégées, alors que ces informations auraient été transmises à des consultants politiques. L’enjeu dépasse la seule question de la vie privée, puisque ces données auraient servi à influencer l’élection présidentielle américaine de 2016, remportée par Donald Trump.
Le juge Francis Mathew a estimé que les pratiques reprochées à Facebook, maison mère devenue Meta, s’étaient inscrites dans la durée et touchaient au cœur de son activité commerciale. La source indique aussi qu’une sanction bien plus élevée avait été envisagée au départ, à hauteur de 219 milliards de dollars, avant d’être ramenée à 25 milliards.
Une sanction massive, mais contestée
Meta n’a pas accepté ce verdict et a annoncé son intention de faire appel. L’entreprise soutient que cette décision rendrait presque impossible toute activité commerciale dans l’État du Nouveau-Mexique. Elle a aussi qualifié la sanction de « taxe sur la liberté d’expression », une formulation qui traduit sa ligne de défense dans ce dossier.
La source précise que Meta avait tenté de négocier un montant bien inférieur, autour de 3,5 millions de dollars, sans succès. Le contraste entre cette proposition et l’amende finalement retenue montre l’ampleur du désaccord entre l’entreprise et la justice locale sur la gravité des faits reprochés.
Un contentieux qui peut encore durer
En choisissant de faire appel, Meta ouvre une nouvelle phase judiciaire qui pourrait aller jusqu’à la Cour suprême. La source souligne que ce parcours pourrait être long et qu’il s’inscrit dans un contexte politique particulier, avec une Cour suprême décrite comme favorable à des positions proches de celles de Donald Trump et des grandes entreprises technologiques.
Cette affaire n’est pas isolée pour Meta. Quelques semaines auparavant, l’entreprise avait accepté de payer 16 milliards de dollars pour mettre fin à un autre procès, cette fois centré sur l’accusation selon laquelle ses applications auraient été conçues pour être addictives et nocives pour les adolescents. L’enchaînement de ces procédures montre que le groupe reste exposé à des litiges majeurs aux États-Unis.
Ce qu’il faut retenir
- Meta a été condamnée à 25 milliards de dollars par un tribunal du Nouveau-Mexique dans une affaire liée à Cambridge Analytica.
- La justice lui reproche d’avoir trompé ses utilisateurs sur la confidentialité de leurs données, utilisées ensuite dans un cadre politique.
- Meta a annoncé faire appel, et le dossier pourrait encore remonter jusqu’à la Cour suprême.
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