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Syrie : première séance du Parlement de transition, président élu


Le Conseil du peuple syrien a tenu dimanche 12 juillet sa première séance depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad, en présence du président Ahmed Al-Charaa et des 206 membres du Conseil. À l’issue du scrutin, Abdelhamid Al-Awak a été élu président du Conseil avec 99 voix, tandis que Mustafa Moussa et Madonna Béchara ont été élus respectivement premier et deuxième vice-présidents.


Le Conseil du peuple syrien a tenu sa première séance dimanche 12 juillet, marquant une étape importante depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad. Présidé par Ahmed Al-Charaa, ce rassemblement a vu l’élection de Abdelhamid Al-Awak comme président du Conseil.

La séance a eu lieu à Damas, en présence du président de la Haute Commission électorale, Mohamed Taha Al-Ahmad, de plusieurs ministres et des 206 membres actuels du Conseil. Les députés ont prêté serment avant de voter pour élire le bureau de l’institution.

Lors du scrutin, Abdelhamid Al-Awak a été élu à la présidence du Conseil avec 99 voix, face à deux autres candidats, Mouayad Hayel Al-Qabalaoui et Mohamed Ramez Kouraj. Les vice-présidences ont été attribuées à Mustafa Moussa et Madonna Béchara, respectivement premier et deuxième, tandis que Mouayad Habib a été désigné secrétaire du Conseil.

Âgé de 57 ans, Abdelhamid Al-Awak est juriste et universitaire, né en 1966 à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, et titulaire d’un doctorat en droit constitutionnel. Ancien juge et enseignant, il avait participé à la rédaction de la déclaration constitutionnelle adoptée en mars 2025.

Dans son discours, Ahmed Al-Charaa a indiqué que la Syrie était en train d’écrire « une nouvelle histoire » et qu’elle entrait dans une phase de consolidation de son État et de reconstruction de ses institutions. Il a encouragé les membres du Conseil à faire de l’institution « un modèle de responsabilité et de compétence » tout en prônant la culture du dialogue, de l’État de droit et du respect des institutions. Il a également souligné que la relance de l’économie, l’amélioration des services publics, la création d’emplois et l’augmentation de la production nécessitaient de nouvelles législations adaptées à la période de reconstruction.

Le Conseil compte théoriquement 210 sièges, dont deux tiers choisis par des collèges électoraux dans les diverses circonscriptions, tandis qu’un tiers, soit 70 membres, a été nommé par le président Al-Charaa. Toutefois, les sièges de la province de Soueïda demeurent vacants, aucune élection n’ayant pu y être organisée, selon l’agence officielle Sana.

La Haute Commission électorale a mentionné que plus de 500 candidats ont participé à la sélection, effectuée dans 57 circonscriptions de 13 provinces. Les députés élus ont été choisis par des collèges comprenant plus de 6.800 membres.

Le Conseil exercera le pouvoir législatif pour une période de trente mois, renouvelable, jusqu’à l’adoption d’une Constitution permanente et la tenue de nouvelles élections législatives. Ses prérogatives incluent l’adoption, la modification ou l’abrogation des lois, la ratification des traités internationaux, le vote du budget de l’État et l’adoption de lois d’amnistie générale. De plus, il devra créer une commission chargée de préparer un projet de nouvelle Constitution.

La création de cette institution résulte de la déclaration constitutionnelle signée en mars 2025 par Ahmed Al-Charaa, qui avait établi une période de transition de cinq ans et confié le pouvoir législatif au Conseil du peuple jusqu’à l’adoption d’une Constitution définitive.