
Suède : Quatre ans de prison pour un sexagénaire ayant prostitué son épouse.
Un tribunal suédois a condamné mardi un homme de 61 ans à quatre ans et cinq mois de prison pour « proxénétisme aggravé » ainsi que de tentative de viol, agression et menaces. Les faits se sont étalés sur plus de trois ans, et environ 120 clients ont été identifiés durant l’enquête, dont 28 condamnés, avec deux à de la prison ferme.
Un tribunal suédois a condamné mardi un homme de 61 ans à une peine de quatre ans et cinq mois de prison pour avoir « exploité impitoyablement » son épouse en la contraignant à se prostituer auprès de plus d’une centaine d’hommes. Il a été reconnu coupable de « proxénétisme aggravé » ainsi que de tentative de viol, agression et menaces. Les actes criminels se sont déroulés sur plus de trois ans, comme le précise le communiqué du tribunal, ce qui a profondément choqué la Suède.
Le tribunal a établi que l’accusé avait incité sa femme à se prostituer, prenant en charge la majeure partie de la gestion de cette activité. Environ 120 clients ont été identifiés durant l’enquête, 29 ont pu être poursuivis et 28 condamnés, dont deux à de la prison ferme.
Au cours du procès, la procureure a rapporté que l’accusé avait dit à sa femme de ne pas le fâcher, sinon « le monstre serait libéré ». Le juge Johan Ahlberg a indiqué : « Nous avons établi que l’homme a influencé et poussé son épouse à accomplir des actes sexuels sur elle-même, à les diffuser sur Internet, à recevoir d’autres clients sexuels et à tenter de convaincre des voisins et des clients à avoir des relations sexuelles avec elle. Dans de nombreux cas, cela s’est produit après des demandes insistantes, et des propos méprisants ». Le tribunal n’a toutefois pas condamné l’homme pour viols, n’ayant pas pu établir formellement la coercition.
Des comparaisons ont été faites entre cette affaire et celle de Dominique Pelicot, condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan (sud), entre 2011 et 2020. Néanmoins, dans cette affaire, le juge a précisé : « nous n’avons pas établi que sa participation ait été involontaire, au regard des conversations produites comme éléments de preuve, et faute de témoignage sur les événements jugés ».
