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Soudan : 330 enfants tués ou blessés dans la guerre depuis janvier

Au moins 330 enfants ont été tués ou blessés depuis le début de l’année dans la guerre qui oppose l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), selon un communiqué de l’Unicef. Le Conseil des droits humains de l’ONU a ordonné l’ouverture d’une « enquête urgente » en raison de « l’escalade des violences » à El-Obeid, où il existe un « risque imminent d’atrocités de grande ampleur ».


Un bilan tragique. Depuis le début de l’année, au moins 330 enfants ont été tués ou blessés dans le conflit opposant l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), selon une alerte du lundi émise par l’Unicef. Les enfants « sont tués et blessés chez eux, sur les routes, sur les marchés et alors qu’ils tentent d’accéder à des services essentiels comme l’éducation et les soins de santé », a déclaré Sheldon Yett, directeur de l’agence onusienne au Soudan, dans un communiqué.

Parallèlement, le Conseil des droits humains de l’ONU a ordonné l’ouverture d’une « enquête urgente », exprimant des préoccupations face à « l’escalade des violences » à El-Obeid, une grande ville du centre du pays assiégée par les FSR depuis plusieurs mois. Le texte, adopté par consensus, souligne un « risque imminent d’atrocités de grande ampleur », incluant des violences sexuelles liées au conflit, affectant des centaines de milliers de civils.

Appel à un cessez-le-feu. Le Conseil a mandaté sa Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan pour enquêter d’urgence sur les violations présumées du droit international humanitaire et les crimes internationaux commis à El-Obeid. Il a aussi condamné les frappes contre les civils et les infrastructures, notamment les hôpitaux, et a appelé à un « cessez-le-feu immédiat et total ».

Le conflit, qui dure depuis avril 2023 entre l’armée du général Abdel Fattah al-Burhane et les FSR du général Mohamed Hamdane Daglo, a causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, selon l’ONU. Des organisations humanitaires estiment à plus de 200.000 le nombre de victimes.